vendredi 29 février 2008

Un sujet épineux : je taille les rosiers!

Surtout ne pas se laisser émouvoir par les adorables petites feuilles (qui démarrent tôt, il fait doux) pleines de vitalité. Se concentrer sur les branches et les tiges. Je commence par supprimer toutes les tiges grêles : elles seront trop faibles pour porter des fleurs. (Et bien sûr les parties visiblement mortes, marron et noires). Cela encourage. Puis couper presque au ras (en laissant le petit bourrelet) les branches qui poussent vers le centre du rosier, celles qui se croisent, frottent les unes contre les autres, rasent le sol. L’essentiel est d’aérer la plante (le rosier a besoin d’air, sinon il « prend » les maladies). Je me rassure en observant les points bien rouges (signes de nouveaux départs) qui apparaissent sur les tiges les plus fortes (des tiges au minimum du diamètre d’un crayon). Chose faite, je prends avec détermination le coupe branche pour supprimer au pied une ou deux branches charpentières les plus vieilles (grisâtres, craquelées, visiblement à bout de souffle). Alors prendre du recul, apprécier l’ensemble, ôter la branche qui s’écarte et déséquilibre la silhouette, voire un ou deux petits oublis ou une rectification comme sur la photo : la coupe est un peu loin de « l’œil qui démarre », trop horizontale (elle doit pencher du côté inverse de l’œil). Et puis il faut réaffûter le sécateur : la coupe n’est pas franche. C’est bon. Au suivant !

5 commentaires:

sophie a dit…

Belle leçon de taille de rosiers! Je m'y mets ce Week-end!

emma a dit…

ben moi j'ai eu la trouille..;alors José est venu et il a taillé nos rosiers qui déjà s'épanouissent sous le soleil revenu de Californie...
promis l'an prochain , je me lance...

berthille a dit…

Toujours un casse-tête pour moi aussi cette taille.
Les branches mortes, les branches frêles, ça va. Mais dès qu'il s'agit d'équilibrer le rosier, je sèche, je tergiverse, j'hésite...

Heureusement (?), il a peu de rosiers au jardin : ils n'apprécient pas ma terre trop pauvre et trop sèche.

Seules les variétés frugales et faciles à vivre gardent depuis de longues années leur place au jardin (rugosa, 'Complicata', 'Mozart').

Dominique a dit…

Bravo "les filles". Oui il faut oser....mieux vaut tailler plus que pas assez. Et maintenant pensons à les nourrir: le rosier est un gourmand. Vous connaissez mes "petits plats" ou "poudres de perlin pinpin" pour ces végétaux voraces: fumier en granulés, sang séché, corne broyée (1 poignée de chaque, ce sont des engrais lents alors...)compost du jardin s'il y en a... et une gousse d'ail à chaque pied!
Berthille a raison de privilégier les costauds et faciles à vivre. Tant pis pour les hypersensibles aux maladies, rapidement défeuillés après le premier printemps, envahis de taches noires etc...qu'il faudrait traiter et retraiter (ici c'est définitivement non!). Même certains producteurs professionnels de rosiers s'y mettent, font le tri.On en reparlera.

berthille a dit…

Au pied des rosiers roses, j'ai remplacé l'ail par de la ciboulette. Tous deux faisant partie de la même famille, je pense que leurs effets sont voisins.

Je ne pense jamais au fumier en granulés, son emploi serait pourtant bien plus pratique à certains endroits du jardin.