jeudi 3 juin 2021

Le schizophragma hydrangeoides, il grimpe (enfin) !

 Je le savais pourtant : acheter un grand arbuste élevé en conteneur durant plusieurs années, serré dans son contenant n'est pas vraiment gagner du temps, au contraire. 

 Le schizophragma hydrangeoides, une liane originaire d'Asie, Corée, Japon... proche des hortensias grimpants

L'expérience de ce schizophragma hydrangeoides ramené d'une pépinière bretonne il y a 6 ans l'a encore confirmé : l'arbuste une fois planté entre deux grands pins (avec tous les soins d'usage) a commencé par régresser. Il s'est délesté de plusieurs de ses branches, comme si le mettre en pleine terre était "trop lui demander". Régulièrement arrosé au cours des étés suivants il n'est pas mort  mais avait depuis piètre allure et ne fleurissait quasiment pas.

Le schizophragma hydrangeoides aux feuilles de velours s'apprête à bien fleurir cette année en dentelles de grandes fleurs blanches

J'ai persévéré et lui ai donné encore plus de soins : un paillage épais de feuilles de chêne à son pied sur une large circonférence puis un apport d'une bonne dose de Bochevo à l'automne ces 3 dernières années. Il a repris de la vigueur. En 2019 il fit une première tentative en lançant timidement une première tige et ses crampons sur un des pins : perdue dans l'épaisseur de l'écorce cette tige a avorté.  

Alors j'ai observé avec joie à l'automne dernier une nouvelle bien plus vigoureuse s'accrocher sur le même tronc dans la même direction. Et cette fois, il grimpe !

Planté à l'ombre de 2 grands pins maritimes, le schizophragma hydrangeoides a tendance à se diriger vers la lumière, vers l'est et le soleil du matin

Sur l'autre face je constate aujourd'hui qu'une branche se développe avec vigueur et s'appuie maintenant sur le deuxième tronc. Cette fois le pari semble gagné. On le dit pouvoir atteindre 10m de haut. Je n'en demande pas tant mais sait-on jamais.

Les fleurs durent longtemps et mêmes fanées attirent le regard
 

mercredi 12 mai 2021

Azalées et rhododendrons à Boutiguéry, c'est la saison !

Pour le meilleur (et pour le pire... dans mon jardin. cf. ci-après *). Regardons le meilleur. Cette année enfin Boutiguéry (près de Quimper.29) est ouvert à tous, d'où que nous soyons sans restriction de distance. Nous sommes nombreux à en profiter et tant mieux pour Virginie qui a repris le flambeau avec obstination et panache. De la joie et de la couleur donc et une pépinière pleine de trouvailles, raretés, créations de Virginie qui se passionne pour l'hybridation des azalées.

Ambiance à Boutiguéry le 5 mai dernier.

Le labyrinthe des azalées : sur le coteau dominant l'Odet, les plus vieilles azalées semées à la volée par le père de Virginie, régulièrement arrosées puis laissées pousser en toute liberté.  

Hasard de la nature...l'argenté du lichen rehausse joliment les fleurs rose tyrien

 Une belle et originale association, comme quoi le rose j'aime toujours... 

(*) Le rose... tout dépend où et comment. Dans mon jardin sauvage de vieux et grands rhododendrons "rose bonbon fluo" décidément ne passent pas dans le paysage tout de verts tendres, crème, jaune pâle, blanc, brun, orange et bleu. J'ai toujours hâte qu'ils soient défleuris et j'avoue les y aider un peu...beaucoup.

Ailleurs dans le parc de Boutiguéry, du jaune dans du vert. Une couleur parfois mal aimée. J'aime.
Virginie a entrepris de "rajeunir" le parc de Boutiguéry par l'éclaircie nécessaire pour apporter de la lumière et permettre de nouvelles plantations. 

Le cornus chinois en fleurs va profiter de la lumière  

Autre visite ce mois de mai chez un éminent collectionneur de rhododendrons JF Saint-Jalm, tenu par la même passion, l'hybridation. L'occasion de voir in situ des espèces et hybrides connus seulement (pour ce qui me concerne) par les livres. Il en a semé des graines qu'il a récoltées dans les plus grands jardins d'Angleterre et d'Ecosse, il y a plus de 30 ans. Ce sont aujourd'hui des centaines de rhododendrons sur 8ha, plantés sur un coteau pentu très ombragé orienté à l'Est.

Un magnifique rhododendron x Phyllis Korn, facilement disponible en France. Un costaud à condition de le planter dans une terre légère et profonde

Le rhododendron lindleyi abrité des vents d'Est

Le rhododendron lindleyi, une espèce originaire des montagnes du Népal, du Sud du Tibet, entre 2000 et 3000m, est souvent épiphyte. Des fleurs semblables aux lys les plus blancs et le plus parfumé de tous les rhododendrons, d'un parfum exquis. D'un port irrégulier, JF.Saint Jalm l'a palissé sur un mur qui surtout le protège du froid (- 8°)

Dans le sous-bois les jeunes pousses de certains rhododendrons, comme autant de torches, prolonge l'attrait des arbustes (pour d'autres ce sera le revers des feuilles, très coloré).

Parmi tous les hybrides obtenus par JF Saint-Jalm, dont beaucoup ne sont pas enregistrés et restent sans nom, j'ai remarqué celui-ci. Mais je n'aurai ni la patience ni le savoir faire d'en semer des graines...

samedi 24 avril 2021

Camellia ou camélia ? roses voire jaunes? (suite et fin)

 Les camélias roses sont absents ici (j'ai supprimé le seul trouvé en arrivant, un c.japonica trop voyant...qu'on me pardonne) et je comprends la frustration des jardinières et jardiniers inconditionnels de cette couleur. Alors j'en citerai au moins deux vraiment ravissants dans le jardin de René Mahuas.

Barbara Mary, obtenu en Australie en 1965 à partir d'un semis du camellia japonica "So Cho Chan". De grandes fleurs rose coquillage à fleur de pivoine, parfumées, un arbuste vigoureux (jusqu'à 7m...) mais de croissance lente, sensible au froid (-8°). Je n'ai pu observer s'il gardait ses fleurs "rouillées" ou non. Un arbuste rare semble-t-il...

Camellia japonica Barbara Mary. photo camellias.pics 

Fleur de Pêcher, un autre camellia japonica, celui-ci largement commercialisé. De délicates petites fleurs rose nacré semi-doubles en abondance sur un arbuste dense poussant autant en largeur qu'en hauteur.

Camellia japonica Fleur de Pêcher. photo Stervinou

Pour clore ce chapitre, j'ai admiré chez lui un des rares camélias à fleurs jaunes, d'un jaune pâle et très doux : "Jury's Yellow"du nom d'une famille de jardiniers pépiniéristes néo-zélandaise (plusieurs générations à l'origine de nombreux hybrides de camélias, magnolias, rhododendrons...plantés dans leur célèbre jardin Tikorangi en Nouvelle-Zélande. https://jury.co.nz).

 "Jury's Yellow"

Un port élancé et vigoureux sur un buisson compact. Il s'élève facilement à 2,00m. Les fleurs en forme d'anémone, pas très grandes, ont leurs pétales extérieurs blancs et un coeur jaune discret, en parfait accord avec les couleurs fraîches du printemps.

"Jury's Yellow". photo Midland horticulture

"Jury's Yellow" . photo commons.wikimedia.org

Les Jury ont obtenu "Jury's Yellow" en 1976 par hybridation d'un d'un camellia x williamsii et d'un camellia japonica Gwyneth Morey (ou Gwenneth Morey). Pas simple de distinguer ces deux-là ...

C.japonica "Gwenneth Morey", un parent de "Jury's Yellow". photo Alter-Native nursery

 

" x williamsii..."

On voit cette appellation sur des étiquettes et je me suis posé la question.  Des camellia japonica d'abord hybridés par J.C Williams, fils d'un industriel et banquier britannique, personnage enthousiaste, passionné d'explorations botaniques au tournant du 20è siècle. Dans le domaine familial de Caerhays en Cornouaille anglaise il accueillait les plantes rapportées par des "chasseurs de plantes" dont les espèces de rhododendrons collectées en Chine par Ernest H.Wilson, encore lui ! (cf. article du 14 septembre 2020). 

 Portrait de J.C.Williams. photo Caerhays Estate

J.C Williams finance aussi les expéditions de George Forrest en Asie. Sensible aux idées de William Robinson et du "jardin sauvage",  J.C Williams s'enthousiasme devant le narcisse et ses premiers hybrides...avant d'entreprendre à son tour l'hybridation.

A Caerhays il se passionne ensuite pour les camellias, George Forrest venant de rapporter une espèce résistante, le camellia saluensis (du nom du fleuve Salouen, du Tibet jusqu'en Birmanie : c'est ainsi que j'apprends la géographie...). J.C Williams se lance dans l'hybridation de c.japonica x c. saluensis et obtient des plants moins sensibles au froid. Tous furent nommés après sa mort c.x williamsii... à l'origine de milliers d'hybrides créés depuis dans le monde.

Le camellia est décidément un genre à l'histoire très riche. Symbole de la fugacité de la vie, il fut au Japon l'emblème des samouraï ... Les cultivars à fleurs simples y sont les plus appréciés, ailleurs ce sont les camélias à fleurs doubles. 

De mon point de vue les camélias à fleurs de pivoine, ou ceux qui font penser à des roses anciennes très doubles vont merveilleusement dans un jardin romantique. D'autres jardinier (ères)  rechercheront les très grandes fleurs, les plus colorées, les panachées... Un monde sans fin? 


Pour en savoir plus : 

*Plusieurs sites web: Jim's Camellias -  Camellias.pics, le blogRouepepinieres.com, Laterreestunjardin... 

*Pour s'aider à identifier des camélias plantés dans les jardins bretons, René Mahuas en a publié un inventaire avec Jacques Soignon, éminent directeur des Espaces Verts de Nantes : "1001 camellias à Nantes et dans toute la Bretagne " (éd. d'Orbestier-Rêves Bleus). 

samedi 17 avril 2021

Camellia ou camélia ? (suite) Les camélias blancs

Ayant pris soin d'un camélia Madame Lourmand (trouvé ici écroulé sous des elaeagnus ebbingei.... tentaculaires - cf article du 12 janvier 2018-), j'avoue un faible pour la grâce et la fraîcheur des camélias blancs. 

 Le camélia "Madame Lourmand" du jardin

Ce camélia Madame Lourmand  (je pense l'avoir identifié, mais qui sait?...) très florifère, en fleurs dès la mi décembre ou janvier selon les années, porte encore de nombreux boutons début avril.

En fin de saison, le bouquet d'étamines dorées est moins visible et la fleur vire presque au camélia à fleur d'anémone. avril 2021

Lors de la visite de "Balades et jardins", parmi les centaines de cultivars et hybrides de René Mahuas, j'ai "craqué" devant 4 camélias à fleurs blanches.

"Nobilissima" ou Fuji-Yama, introduit du Japon à Gand en Belgique en 1834, précoce, le premier des camélias blancs d'hiver à fleurir, bien vigoureux. Un vieux classique. Au 19è siècle c'est souvent lui, expédié de Nantes à Paris par dizaines de milliers de fleurs, qu'on piquait aux boutonnières ou sur les tenues du soir.

"Nobilissima". photo Jim's Camellias

"Cornish Snow", un hybride de 2 espèces distinctes du camellia japonica, c.saluenensis x c.cuspidata, obtenu en 1930 par un amateur passionné J.C Williams au château de Caerhays en Cornouaille  (GB). Une forte personnalité à qui l'on doit beaucoup et j'y reviendrai (cf. article 3 suite et fin). "Cornish Snow" a des petites fleurs simples (5cm), très abondantes, parfumées, sur de longues branches retombantes. Les feuilles sont étroites, vert foncé luisant, le port ouvert et aéré. Il forme un buisson de hauteur moyenne de pousse relativement lente. (doté d'un Award par la RHS).

 Cornish Snow. photo Jim's Camellias

"Cinnamon Cindy", un hybride de c.japonica et de l'espèce c. lutchuensis, introduit du Japon aux USA en 1974. Il fleurit longtemps, dès janvier-février jusqu'au milieu du printemps. Une profusion de toutes petites fleurs doubles blanches (4cm), rose carné en boutons, au léger parfum (de cannelle)... si l'arbuste reçoit du soleil. Ce camélia "Cinnamon Cindy" était la plante du mois de février 2019 de l'association Balades et Jardins.

"Cinnamon" Cindy. photo FlowerPower (Sydney)

A  peine fanées, les fleurs tombent au sol en un superbe tapis blanc... Une qualité reconnue aussi des camélias hybrides x williamsii, contrairement à certains camélias japonica hybrides auxquels on reproche de garder leurs fleurs rouillées sur l'arbuste. Ce peut être un critère de choix.
"Cinnamon Cindy" pousse très vite et son jeune feuillage cuivré fait penser à ceux de camellias botaniques comme c.transnokoensis ou c.lutchuensis dont il est issu.

A propos de cette espèce c.lutchuensis, Sophie qui nous entraîne dans les visites de "Balades et Jardins" en a fait l'éloge alors que je le croyais trop gélif et fragile même en Bretagne.

Camellia lutchuensis. photo Stervinou

Camellia lutchuensis, un  camellia botanique originaire de Taïwan,  du sud-ouest du Japon. Ses branches souples, les feuilles pointues et les fleurs miniature (celles-ci très parfumées) évoquent le c.transnokoensis qui m'enchante ici depuis deux ans. Comme lui le c.lutchuensis pousse vite mais il est apparemment plus tardif, en fleurs en mars-avril. (A planter quand même en zone abritée - résistant à -10°).  

Donc vous l'avez compris... je compte introduire le c.lutchuensis à l'automne, pas trop loin du c.transnokoensis  pour pouvoir apprécier les différences. Il est largement commercialisé, mais pourquoi diable appeler tous les camellias non japonica "camélias champêtres" ? Marketing quand tu nous tiens...

lundi 5 avril 2021

Camellia ou camélia ? Japonica? ... Pas seulement

Un passionné de camélias René Mahuas a accueilli dans son jardin fin mars l'association "Balades et jardins"-56- (avec total respect des mesures barrières) .

A propos... camellia est le genre botanique (nommé par Linné en l'honneur du missionnaire botaniste G.J.Camel), le "camélia" un nom courant largement employé.

Le camélia japonica hybride Adolphe Audusson (du nom de son créateur), une vieille variété française de 1877, obtenue à Angers (49). Un camélia facile et  très répandu.  Award de la RHS. photo Jimscamellias

Sans vouloir en faire une collection, René a planté un très grand nombre de camélias, au gré des coups de coeur. On s'est aventuré dans un véritable labyrinthe de camélias en fleurs.  

La diversité des camélias est prodigieuse, depuis les espèces et premiers hybrides introduits du Japon, de Chine, Corée, sud-est asiatique jusqu'à des créations récentes pour beaucoup produites aux USA, Australie, Nouvelle-Zélande,.. en Bretagne.

Avec des formes de fleurs très différentes : fleurs simples, semi-doubles, doubles, en forme de pivoine, d'anémone, d'autres aux pétales étroitement imbriqués en écailles, quelquefois très géométriques...(certains camélias font penser aux dahlias, aux roses anciennes...).  

Un vieux camélia rouge de mon jardin, à fleurs de pivoine y compris en boutons  

Il y a aussi des différences de textures, de nuances entre les feuillages (du vert olive au vert bleuté sombre) moins monotones qu'on pourrait le croire. Le port est élancé, évasé ou quasi pleureur selon les arbustes. 

René a prodigué ses conseils : planter surtout en sol drainé (et sans calcaire), ne jamais apporter d'engrais, encourager l'humus au pied (par un apport régulier de feuilles mortes, paillage de tontes...). Certains camélias supportent bien le soleil, la plupart ont besoin l'été de la protection d'arbres d'ombrage. Mais un camélia qui ne fleurit pas manque de lumière

Surtout ne pas hésiter à tailler et rabattre les arbustes poussés trop en hauteur pour qu'ils fleurissent à hauteur des yeux. Sur ce point j'étais au fait après la formation au Vastérival de Dominique Cousin sur la taille de transparence (cf. La taille de transparence. éd.Ulmer. Le camélia pages 84-89). Tout dépend de ce que l'on veut : un buisson compact et dense ou un arbuste élancé et plein de lumière.

Parmi les centaines de camélias de René, 10 vus en situation m'ont totalement séduite, des rouges, des blancs et même un jaune pâle (j'ai laissé mon goût pour le rose dans mes jardins d'avant...). Dans les camélias rouges : 

Koronkoku ou camellia nigra ou Black Prince, ...ou encore Kou-ron-koku ou Konron Jura ou "Mont Konlong Black" introduit du Japon en Californie en 1930 puis en Angleterre en 1939. Un camélia à petites fleurs doubles très délicates (10cm), rouge foncé, tardif, sur un buisson dense, élancé. Ses fleurs sont particulièrement résistantes au gel.

Koronkoku. photo Jimscamellias

Koronkoku ravissant déjà en bouton à peine ouvert. photo RHS

Royal Velvet, un camélia d'un rouge velouté profond, un hybride de c.japonica "classique" à grandes fleurs, de longue floraison, sur un arbuste vigoureux au beau feuillage.

Royal Velvet. photo Gardenbreizh

Rubescens major ou Princess Ann (dans sa forme légèrement panachée de blanc), encore un rouge, plus clair, ou rose foncé à veines rouges, voire panaché de blanc (dû à une virose comme il arrive sur des camélias), " un vieux" commercialisé à Nantes dès 1895. Un port buissonnant, de grandes fleurs doubles à mi-saison. Il a fait ses preuves...

Camélia "Rubescens Major". photo OakleafG

Avec candeur j'avais apporté à René les fleurs des 2 grands vieux camélias à fleurs rouges plantés ici il y a au moins 30 ans, pour qu'il les identifie. "Je ne peux pas faire des miracles" a-t-il répondu  avec un large sourire (visible derrière son masque). 

Les grands vieux camélias rouges de mon jardin (trouvés couchés à l'horizontale sous des eleagnus ebbingei). Je les redresse par la taille d'année en année

 

Mon camélia à fleurs doubles, précoce avec des premières fleurs en janvier

En consultant le site web d'un autre connaisseur passionné situé en Cornouaille (GB) Jim's camellias (https://jimscamellias.com), j'ai compris ce que René voulait dire. 

Pour cet autre spécialiste il reste très difficile d'identifier à coup sûr un camélia. Le même hybride variera d'une saison à l'autre, selon l'emplacement, la nature du sol, le climat, plus chaud, plus sec, plus pauvre... Un camélia à fleurs simples pourra devenir à fleurs d'anémone, les feuilles seront plus petites, les fleurs aussi, la saison de floraison variera avec la météo. Plusieurs ont des synonymes... 

Mon vieux camélia rouge à fleurs simples, rouge cerise plus clair, avec de fortes étamines dorées...qui semblent changer en petits pétales en fin de saison (en fleur d'anémone?) 

Bref cédons simplement aux "coups de coeur", comme René dans son jardin, en choisissant ses camélias de préférence...lorsqu'ils sont en fleurs.

 (à suivre  Les camélias blancs)

 

dimanche 7 février 2021

Dans le jardin de ...

Ici ce "jardin sauvage" est bien trop jeune pour être photogénique... Et il ne sera jamais très fleuri (contrairement au  jardin de ville précédent à Nantes. cf. le blog Tempsdejardin 2007-2011). 

Le futur  "sous-bois" en septembre 2020
 Alors en clin d'oeil à Maryse (blog Au gré du jardin) et son Road Movie en Berry (article du 20 octobre 2020), voici des impressions recueillies à l'automne dernier lors de la visite de jardins privés en Bretagne avec l'association "Balades et jardins".

Dans le jardin de : 

 ... Martine : Dans une autre vie Martine fut fleuriste...elle sait magnifiquement associer les vivaces et les bulbes dans ses massifs fleuris en toutes saisons. Des massifs chaudement colorés et joyeux, comme sur cette photo prise dans les dix derniers jours de septembre.

... d'Erwin et Hanneke : A Kerfouler, conçu pour la visite, seule la cour d'entrée a le charme des jardins anglais. A l'arrière de la maison, l'aménagement (récent) reflète les désirs de paysagistes hollandais qui en ont fait une "carte de visite" :  un assemblage de 16 petites chambres de verdure de tous genres (sur 10 000m2)  comme autant de scènettes "déco". Pour qu'il y en ait de tous les goûts?

Celle-ci a retenu mon attention. Mais plantés "grands" et d'aspect "matures" au bout de 3 ans seulement, arbres et arbustes seront à rabattre constamment s'il s'agit de garder leurs proportions

 
 .... de Daniel :  Ce jardin privé de grande classe, recomposé il y a 20 ans avec le paysagiste Gaël Bouëdec, soigneusement suivi chaque année par lui, est dans la veine du Grand Launay à Lanrivain (cf. article du 9 juillet 2017). Le jardin de Kerlann à Bourbriac (22) est ouvert quelques jours par an en mai et juin pour le Neurodon et Rendez-vous aux jardins.  

Une large allée formelle mène à la terrasse devant la maison. Nous étions arrivés tôt le matin, elle était encore dans l'ombre

Un patio intimiste sur un des côtés de la maison 

Une longue perspective et un étang "naturel" sur la façade arrière

La dernière visite de "Balades et Jardins" en 2020 fut celle du Parc oriental de Maulévrier. Et quelle apothéose ! (article du 14 novembre 2020). Le programme des visites 2021, concocté par Sophie, sera dévoilé en mars. Nous sommes toutes et tous impatients...
(www.baladesetjardins.fr)


 

samedi 30 janvier 2021

De bonnes nouvelles de Diane (l'hamamélis...)

 Cet hamamelis (x) intermedia Diane a dû "sentir le vent du boulet" après sa floraison incongrue jaune soufre de l'été dernier (cf.article du 14 août 2020). 

L'hamamélis Diane en août 2020

A l'automne les couleurs du feuillage n'ont jamais été aussi lumineuses, rougeoyant dans le soleil rasant de l'après-midi. 

L'hamamélis Diane en octobre 2020
 

Dans le même temps que faisait-il ?... Perplexité ! A la mi-novembre il s'était à nouveau entièrement couvert de boutons à fleurs. Et depuis cette dernière semaine de janvier de minuscules araignées d'un rouge profond s'ouvrent sur toutes ses branches comme si de rien n'était. Les fleurs se recroquevillent avec le froid et s'étirent au moindre redoux, à son habitude. 

L'hamamélis Diane fin janvier 2021

Décidément bien mystérieux cet arbuste. Ne l'appelle-t-on pas communément "noisetier de sorcière"? S'agit-il d'un baroud d'honneur, d'un chant du cygne, annonçant un dépérissement de l'arbuste, épuisé par tant d'efforts?

Reprenons depuis le début. Le site web de l'Arboretum de Kalmthout en Belgique (*) fourmille d'informations mais je n'ai pas trouvé de réponse à ce cas pour le moins insolite. 

La plupart des hamamélis des jardins sont des hybrides de deux espèces asiatiques hamamelis mollis et h.japonica, greffés sur l'hamamelis virginica, un américain. Or l'Arboretum de Kalmthout fait une recommandation importante : "Toujours choisir une plante qui comporte un greffon bien exécuté et qui ne présente aucune excroissance sous l'endroit de la greffe"

Trop tard dans mon cas, cet arbuste a été planté en 2013 et je ne le remplacerai pas s'il venait à disparaître. Croisons les doigts!

  (*) L'Arboretum de Kalmthout en Belgique s'est fait une spécialité des hamamélis depuis bientôt une centaine d'années et présente une des plus grandes collections d'Europe (www.arboretumkalmthout.be)