
On remarque immédiatement son stand … et le soin qu’elle porte aux étiquettes, précises et durables. «Par politesse » dit-elle et pour informer au mieux (bonne exposition, couleur, hauteur et époque de floraison …). C’est la hauteur de la plante cultivée dans les conditions les plus difficiles qui est indiquée! Alors on a souvent de bonnes surprises chez soi avec des plantes plus grandes et opulentes …(et non l’inverse : vous voyez ce que je veux dire ?). Enfin elle se remet sans cesse en question, toujours en quête de nouvelles découvertes. Elle en prépare pour 2008 invitée à les présenter, pour la première fois, en avril à
« N’allons pas nous décourager à l’idée qu’il y a tant à apprendre. Les premiers pas se font dans un délicieux inconnu, les premiers succès sont des victoires d’autant plus heureuses que l’on ne les attendait guère, chaque étape de l’apprentissage élargit le champ de vision et conforte la démarche d’un gain de sens critique. Chaque pas est un peu plus sûr que le précédent, chaque prise un peu plus solide. (…) Un jardin est un grand professeur : il apprend la patience et le soin, il enseigne l’application et l’effort et, par-dessus tout, la confiance». (extraits Naissance d’un jardin. Editions Herscher).
). Il s’élance : «C’est le chignon» ! Intarissable sur le sujet il défend avec brio «la qualité racinaire» (son logo est breveté) en dénonçant les modes de culture industrielle, les végétaux «poussés» dans des pots trop petits déformant les racines dès leur premier âge. Car «les belles racines font les beaux arbres».
jardin Vasterival
en Normandie a été source d’inspiration, …à ma mesure… J’ai ourlé les berges assez hautes d’un ruisseau d’un mélange de cornus à bois décoratif l’hiver (Cornus alba, Cornus al.Winter Flame, Cornus alba sibirica, Cornus stolonifera Flaviramea, Cornus alba aurea) : un trait de gaieté traversant le jardin, lumineux et multicolore (rouge foncé, orange, rouge vif et jaune), visible depuis les fenêtres de la maison. Ces cornus ont eu un destin bien différent : les Cornus alba ont prospéré, se sont facilement marcottés ou ressemés (de quoi faire des cadeaux). A l’inverse les Cornus alba sibirica (aux rameaux de teinte plus vive) ont végété et fini par mourir les uns après les autres…de même que le Cornus alba aurea, resté grêle et que j’ai fini par supprimer. Le plus facile, résistant, et pour moi le plus beau, est le Cornus alba Winter Flame (la sélection d’un semis connu aussi sous un autre nom : Winter Beauty), à lui seul (ou associé aux fruits orange d’un rosier arbuste Ballerina) une véritable vitamine pour l’hiver ! Fin février je taillerai au ras du sol ses tiges de deux ans moins colorées (à droite et à gauche sur la photo).
(Le Jardin d’eau)
les apprécie tant qu’elle déniche des variétés étonnantes. Il y en a des persistants (d’origine chinoise ou européenne), des caducs (japonais), des hauts ou ras, avec des fleurs jaune, rose ou blanc, au printemps. Des fleurs si légères (elles ressemblent à de minuscules ancolies ou orchidées selon les variétés) qu’elles lui ont valu le délicieux nom commun de «Fleurs des elfes». Vous n’êtes pas encore convaincus ?Epimedium grandiflorum album, un caduc à fleurs blanches.