mercredi 9 août 2017

Dans mes valises...

Réapprendre...Autre paysage, atmosphère, nature du sol : une terre nettement plus acide, légère et bien drainée, riche et humifère (pas partout!). J'ai dû faire des choix parmi toutes les plantes de mon ancien jardin de ville. Parmi les fidèles j'ai apporté des vivaces pour qu'elles se ressèment ici au pied d'un ancien talus bocager, ou parce qu'elles se transplantent sans souci (quelques arbustes aussi), qu'ils et elles "vont bien" dans ce site en pleine nature. (les photos au second printemps).
Parmi les vivaces qui se ressèment là où elles veulent...
le corydalis cheilanthifolia (cf.article du 15 mars 2008)




Le lamium orvala pour les sous-bois, un méconnu, dans ses deux formes pourpre et blanche





Plusieurs heuchères faciles à transplanter (des classiques, résistantes et de grande longévité :   l'heuchera micrantha Palace Purple, la Chocolate Ruffles), l'heuchera Mint Frost très changeante au fil de l'année, argentée puis vert menthe aux veines pourpre, l'hiver pourpre aux veines argentées...



Des fougères, dont le polystichum polyblepharum, très beau toute l'année. Ici un jeune plant en pleine pousse printanière




dimanche 6 août 2017

La canne à pêche des anges

Avec un nom gracieux qui évoque sa silhouette lorsque les hauts épis en clochettes se courbent sous le poids des fleurs (à partir de juin), le dierama pendulum est très photogénique. A ne pas confondre avec le dierama pulcherrimum, aussi nommé canne à pêche des anges, en fleurs plus tard (pas avant juillet). Les deux sont sensibles au froid, originaires d'Afrique du Sud. Le dierama pendulum, synonyme dierama ensifolium, est une espèce protégée de la province du Cap et le Natal. A la fois aimant le soleil mais aussi l'humidité sans que celle-ci soit stagnante, c'est une bulbeuse de la famille des Iridacées (crocus, iris, glaïeuls,...), se propageant par des cormes comme les crocosmias. Le feuillage fin fait penser à une graminée.  Il aime les sols plutôt acides, restant frais l'été mais secs l'hiver.

Je l'ai vu début juin dans un jardin de graviers facilement arrosé près d'un point d'eau. Dans les jardins anglais on le voit souvent en potées auprès d'un bassin. Je me suis laissée tenter...Il reste en pot et développe tranquillement son feuillage la floraison achevée. J'attends septembre pour le planter près d'hydrangeas qui demandent aussi à être surveillés pendant l'été. Il faudra le protéger l'hiver mais ne pas le rabattre, ce qui freinerait sa végétation.


Nous allons au bois ? (Le Grand Launay)

Est-ce encore le jardin?...ou le bois en contrebas? Au fond du vallon, entre des blocs de roche moussus qui accrochent la lumière, des fougères spontanées s'installent. Le jardin se fond dans la nature.  On pense spontanément aux jardins japonais, au regard si intime qu'ont les japonais sur la nature, à leur profond respect des arbres, des pierres, l'eau...Ce n'est sans doute pas un hasard. Plus haut dans ce jardin, un peu à l'écart, une maison de thé a été bâtie... Pour mieux connaître les jardins japonais, je recommande un petit livre très documenté : "La mystérieuse beauté des jardins japonais" de François Berthier, historien des arts du Japon. éditions
Arléa.2015
 
Les fougères, j'y reviendrai: outre les fougères spontanées que je préserve et transplante avec précaution (...hormis la fougère aigle avec laquelle il faut être impitoyable) j'introduis ici en plusieurs lieux les élégantes cousines asiatiques ou européennes de nombreuses espèces (athyrium, dryopteris, polystichum...) qui donnent rapidement une maturité à un jardin.

mardi 1 août 2017

Une cascade...d'arrosoirs!

Chacun peut la voir dans la charmante petite ville de Gouarec,  bretonne et  à la fois"so british!" (nombre de britanniques y sont installés, créant boutiques, événements culturels...et jardins anglais...). Cette installation dirait-on aujourd'hui borde un jardin privé au bout de la Rue au Lin, le long du canal de Nantes à Brest " de l'autre côté de l'eau".  Signe toujours vivant de l'humour britannique mais aussi de la poésie inventive des jardiniers.

Il fallait oser

Je n'aurais pas osé...et pourtant. Associer les roses bleutés des grosses boules d'hortensias à l'orange vif si présent des crocosmias...avec ce résultat, chapeau! A y regarder de plus près, on remarque les persicaires (ou renouées) polygonums amplexicaule en épis légers dont le rouge un peu éteint apaise et fait le lien ainsi que l'ampleur des gris verts vaporeux  

mercredi 26 juillet 2017

Trompe l’œil !


Les bergenias, originaires d'Afghanistan, Sibérie, Mongolie, Népal selon les espèces (6 espèces environ) réputées vigoureuses et résistantes au froid (ainsi qu'à la chaleur le bergenia cordifolia) ne sont pas si faciles à utiliser. Le feuillage et même les floraisons peuvent paraître "mastoc" surtout en grande masse. La célèbre jardinière anglaise Gertrude Jekill associait en lisière de son bois le bergenia cordifolia et l'arbrisseau persistant gaultheria shallon.

Aujourd'hui au Grand Launay le rendu est bluffant ! On pourrait croire des nénuphars émergeant d'un lit de petite lentille d'eau dans un bassin. Mais à y regarder de plus près, des bergenias (!) sur un tapis de helxine sans doute au nom latin si chantant (soleirolia soleirii) et au surnom adorable de "larmes d'ange". Un duo à réserver à la mi ombre, au frais, et en situation abritée car l'helxine, lui, craint le froid.

jeudi 20 juillet 2017

Le charme d’un jardin anglais

Clare Obéron architecte paysagiste anglaise et bretonne d'adoption ouvre exceptionnellement son jardin personnel "La Maison" situé au sud-ouest de Dinan (22): à l'occasion des Rendez-vous aux Jardins en juin et à l'automne. 

Le 4 juin 2017 au matin donc j'y étais : une promenade intimiste et beaucoup de charme dans les différentes séquences autour de la maison et un accueil chaleureux.

Les ambiances se succèdent avec de subtiles transitions, les perspectives à peine suggérées conduisent le pas et incitent à aller toujours plus loin, ainsi au-delà du grand noyer (photo du haut). Les plantes aux couleurs douces et complémentaires ne sont pas choisies pour leur rareté mais parce qu'elles s'entendent bien entre elles et sont justes dans ce cadre. 
Un jardin de campagne qui évolue avec les tests et expériemntations de Clare Obéron, et toujours des projets. "Come and see. W'll come back!"(www.landscapes-et-cie.com)
 Geranium Brookside, alchemille mollis, salvia nemerosa "Caradonna", allium "Violet Beauty"

dimanche 16 juillet 2017

Qui l’eut cru ? Un topiaire de chêne

 Les semis de chênes sont une véritable contrainte dans les jardins boisés, particulièrement certaines années lorsque (en toute logique!) les glands sont prolifiques. Ils se répandent en tapis dans l'herbe ou s'insinuent partout entre les arbustes et les vivaces. 
Dans le jardin du Grand Launay, un semis de chêne s'est infiltré au pied d'une marche. Le jardinier a décidé (pour le moment?) de le tailler en boule. De quoi jouer en double voire en triple avec le buis et l'if voisins.
 

dimanche 9 juillet 2017

Le Grand Launay, délicieux Rendez-vous aux jardins 2017

Dans le Centre Bretagne, au sud-ouest de Saint Brieuc, Le Grand Launay, créé autour d'une ancienne ferme manoir bretonne restaurée avec élégance, est labellisé Jardin Remarquable.
A juste titre.
Une des surprises et des chances pour ce jardin a été de redécouvrir dans la pente descendant vers le bois, une source et une fontaine, autrefois remblayées et enfouies dans une friche. Ces lieux, restaurés et réinventés par une succession de bassins, fils d'eau, mare "naturelle", sont un des charmes indéniables de ce jardin. Le Grand Launay fourmille aussi de détails inventifs qui ont retenu mon attention.

lundi 3 juillet 2017

Cap à l'Ouest


Tempsdejardin revient...avec un nouveau jardin...très différent à tous points de vue. D'un jardin de ville créé entre clôtures végétales et murs des voisins, d'un sol neutre et argileux gardant l'humidité, le changement est total: un site en partie boisé, protégé, très "nature", en pente douce vers le fond du golfe, un paysage très fort qu'il ne s'agit pas de contrarier mais de sublimer, un sol léger et acide, sec ou frais selon les lieux, une surface quatre fois plus grande, un lieu quasi à l'abandon après une période frénétique de plantations horticoles il y a 40 ans. Et donc un challenge auquel je me suis attaquée à l'automne 2012 (ce qui explique en partie cela...
 
  « Quand il s’agit de choisir des plantes ou des arbustes, beaucoup se trompent : ils ont en tête certaines choses qu’ils voudraient bien avoir, se plongent dans les catalogues et les commandent, ainsi que d’autres dont la description les a séduits, et ils plantent tout cela sans avoir réfléchi au comment et au pourquoi (….). Beaucoup d’endroits qui seraient très beaux si on les laissait presqu’intacts sont gâchés quand on supprime quelque élément naturel pour le remplacer par une plantation plus banale. » Gertrude Jekill. (extrait de Naissance d’un jardin. Textes choisis. Ed.Herscher. 1989)

J'ai pris le parti de faire entrer le paysage dans le jardin jusqu'à la maison (et vice versa) afin de maintenir la maison en relation étroite avec son cadre naturel. Un jardin "sans limites" (cf. l'ouvrage de Paul Cooper. Jardins sans limites. Traduit en français et édité en 2004 par Octopus, toujours en vente). 
 
Avec une plus grande attention aux milieux d'origine des plantes introduites pour qu'elles se plaisent et réussissent ici (mais sans risuqer qu'elles deviennent invasives). De quoi partager une foule de nouvelles expériences, observations, conseils pratiques, découvertes, n'est-ce-pas? Sans oublier de récentes visites de jardins "coups de coeur".

vendredi 30 juin 2017

2007-2017 Bien plus qu’un anniversaire!



C'était il y a dix ans, l'ouverture du blog Tempsdejardin. L'ayant longuement interrompu, je m'étais fixée à 2017 la "dead line" pour le réactiver (enfin!) et y consacrer le temps nécessaire. Nous l'avions gardé en suspens, toujours une question de temps (sans jeu de mots). Plus de temps libre et de nouvelles expériences à partager, un autre regard et des idées plein la tête, un nouveau Lumix, cette fois sera la bonne. Encore merci à ceux et celles qui se sont manifestés pendant tout ce temps (encore!) sans que je puisse leur répondre. 

lundi 9 mai 2011

Que la lumière soit !

Non les rhododendrons ne sont pas tous amateurs d’ombre, persistants, rouges, bleus, blancs, pourpres, d’origine asiatique… Bien sûr les azalées de toutes couleurs, qu’elles soient chinoises ou japonaises ou encore (à partir d’espèces caduques américaines !)les innombrables hybrides créés en Belgique et Pays Bas au 19ème siècle puis en Angleterre, sont elles aussi des rhododendrons. Mais cette espèce-ci, le rhododendron luteum à la jolie floraison jaune doré, est bien particulière.
D’abord les espèces à fleurs jaunes sont assez rares dans la nature. Et son origine à vrai dire peu commune (Est et Sud-Est de l’Europe, Turquie, montagnes du Caucase jusqu’à 2 200m d’altitude) prouve son caractère particulièrement solide (*). Le rhododendron luteum est aussi présent en Pologne, Slovénie et s’est naturalisé en Belgique. Son port est aéré, le feuillage caduc vert tendre, les fleurs fines et délicatement odorantes d’un parfum d’agrume. Toutes ses qualités ont justement été exploitées dans la création d’hybrides. 

Pourtant ici à mi ombre il a végété une dizaine d’années, peu poussant, à compter les fleurs sur les doigts d’une main…. Jusqu’à ce que l’érable palmatum qui l’ombrageait soit éclairci. En une saison le rhododendron luteum a pris du volume et multiplié ses boutons à fleurs. Sa réaction quasi immédiate à la lumière nous a convaincus : en fin d’hiver il a été transplanté (sans aucun souci : la motte est aisément transportable) dans une petite clairière et depuis quelques jours il a pour la première fois magnifiquement fleuri. En prévision de l’été, j’ai simplement disposé à son pied un paillage de tourbe recouverte d’aiguilles de pin.
(*A ne pas confondre avec R.lutescens du Sichuan en Chine, semi-persistant, aux fleurs plus pâles, résistant à la chaleur et à la sécheresse mais pas au froid !).

jeudi 5 mai 2011

Coquins ces hollandais !

Quoi rapporter des Pays-Bas à une jardinière convaincue ?
Des tulipes bien sûr. Deux gros sacs de tulipes « Rembrandt » achetés à l’aéroport d’Amsterdam avec une photo bien alléchante sur le paquet furent un joli cadeau… Des tulipes flammées, marbrées, multicolores, reconnaissables entre toutes. Mais en fait de tulipes Rembrandt que nenni ! Sortit de terre un mélange de tulipes mi hâtives, charmantes au demeurant, la majorité rose dragée, jaune (aïe!pour l’harmonie…) et rouge, résistantes et fidèles depuis.
 

Mettons les choses au point. D’abord la « vraie » tulipe Rembrandt, celle qui fit se pâmer les tulipomaniaques hollandais au 17ème siècle, n’est plus commercialisée pour éviter la propagation du virus qui en fut la cause. (un virus propagé tout simplement par les pucerons). Méfions-nous des appellations trompeuses (et racoleuses…)et faisons confiance aux producteurs ou revendeurs présents sur les fêtes des plantes d’automne : on peut remarquer leurs bulbes sains, de beau calibre, en variétés sélectionnées (et disposer de conseils avisés), loin des produits « industriels » diffusés dans la grande distribution par nos amis hollandais….

mardi 3 mai 2011

Deux fois pas trois !


L’exochorda racemosa (pas macrantha The Bride, l’autre) grand arbuste considéré surtout pour sa délicate et éblouissante floraison printanière, - sa silhouette élancée et son feuillage vert tendre sont élégants aussi – s’est en partie brutalement desséché pour la deuxième année consécutive : les branches maîtresses portant jeunes feuilles et fleurs en boutons ont flétri en quelques jours donnant à l’arbuste un aspect lamentable. Certes une branche latérale est bien fleurie et une jeune pousse au pied reste apparement vigoureuse. L’origine de la plante n’est certainement pas en cause : elle provient d’un excellent producteur et ce n’est sûrement pas « le chignon » (les racines qui s’enroulent sur elles-mêmes et finissent par asphyxier la plante mal élevée dès le semis). Quoi qu’il en soit, l’exorchorda vit peut-être ici sa dernière année. J’ai immédiatement coupé à ras les parties sèches. L’année prochaine, s’il recommence, je le supprime c’est sûr...

samedi 30 avril 2011

La cardamine pleine de grâce



Elle était apparue parmi les «mauvaises herbes», modeste et légère, signe d’une terre qui retient la fraîcheur. J’avais épargné ses quelques pieds et je ne le regrette pas ! Sa teinte lilas pâle se remarque dès mars sur des tiges graciles d’une vingtaine de centimètres ; presque une julienne des jardins en miniature (encore que le feuillage en diffère nettement : de simples rosettes au pied de la plante). Cette discrète vivace est en fait une intercontinentale, prospérant dans le nord de l’Amérique comme dans toute l’Europe jusqu’en Sibérie. Elle forme maintenant au jardin sans nuire aucunement à ses voisines quelques touffes solides, ravissantes près des jeunes tiges et feuillages pourpres de rosiers, heuchera micrantha ou persicaria Red Dragon. Elle s’est enhardie dans la pelouse jusqu’à créer un dilemne.



Tondre ou ne pas (encore) tondre ? Car un papillon très précoce en saison la choisit pour pondre : l’Aurore dont le mâle est reconnaissable par la large plage orange sur l’angle des ailes avant (la femelle est simplement blanche avec un point et la frange des ailes avant noirs. A ne pas confondre avec les piérides). Je vais attendre encore un peu…


(Pour être sûre de reconnaître les papillons au jardin et dans la nature, je garde en poche un petit livre précis et bien pratique « Les papillons » par Jean David aux éditions Gisserot »).

vendredi 29 avril 2011

Un bel inconnu, le staphylea colchica



Est-ce son nom qui rebute ? J’avoue que moi-même après tant d’années j’ai toujours du mal à le mémoriser. Ce grand arbuste embaumait par les fenêtres ouvertes du premier étage l’intérieur de ma vieille maison en vallée du Lot. Qui l’avait autrefois planté là contre le mur ouest? Je ne le connaissais pas auparavant et depuis ne l’avais revu. Jusqu’à ce que je le retrouve au catalogue de Vincent Grellier (Pépinières Botaniques de la Preille).


Originaire de Colchide au sud du Caucase il s’agit en fait d’un arbrisseau très rustique, à planter au soleil dans un sol plutôt frais et perméable. Ses conditions de culture m’ont permis de le planter ici. Je sais que chaque année j’aurai le bonheur de retrouver son exquis parfum d’amande presque enivrant. Les insectes raffolent de ses fleurs en grappes qui sont d’un léger crème nuancé de vert. Et comme il est très florifère l’arbre « bourdonne ».

D’un port élancé il a tendance à s’élargir par des nouvelles tiges partant de la base. Je coupe à ras l’hiver une à deux plus anciennes pour le contenir et le maintenir en forme (dans tous les sens du terme).

jeudi 7 avril 2011

Heuchéra, heuchéra, heuchéram…

En résumé peut-on dire qu’il y a trois sortes de vivaces : celles qui prospèrent magnifiquement deux à trois ans pour disparaître ensuite définitivement (… Cephalaria gigantea, armoise absinthe à moins que le sol soit vraiment léger et sec pour l’absinthe…), les charmantes et faciles, éphémères ou non qui se ressèment à profusion jusqu’à devenir envahissantes (Courage ! Passer la griffe sans pitié sur les semis même au pied des plus somptueuses hellébores…), et les fidèles sans souci. Les heuchères sont de celles-là !

Depuis les débuts du jardin les heuchera « Palace Purple » et « Chocolate Ruffles » ne m’ont jamais déçu. Les touffes se sont étoffées sans demander aucun soin, juste ramener un peu de terre au pied si besoin (elles peuvent se déchausser avec l’âge) et couper les feuilles abîmées par le gel. Car elles sont bien persistantes. Ces deux formes pourpres au pied du rosier Narrow Water pour l’une et de l’hydrangea Grayswood pour l’autre s’accordent si bien aux teintes roses ou rouges.On les conseille pour la mi-ombre. Ici sur un sol paillé, elles supportent le soleil et la sécheresse de l’été. Leur floraison gracile est un plus.

J’ai souhaité en utiliser davantage. Mais comme la famille est prolifique ! Le nombre de variétés disponibles est inouï. Je laisse volontiers les plus « flashy », séduite par les nuancées, les subtiles pourprées (encore), argentées ou légèrement dorées. La pépinière de La Roche Saint Louis en propose une superbe collection. J’ai ainsi craqué ce printemps pour « Ebony and Ivory », « Frosted Violet » (ah ! le velours du feuillage en transparence sous la lumière rasante du soir), « Mint Frost » et « Lune Rousse », une création « maison » verte et mordorée.

vendredi 1 avril 2011

La boucle est bouclée !

Créé les premiers jours d’avril 2007 (soudainement interrompu un début d’automne), Temps de jardin revient à cette date d’anniversaire et, avec le retour du printemps, la floraison des pommiers. Celle d’abord du pommier d’ornement Everest cette année presque simultanée (les chaleurs précoces sans doute) avec celle des pommiers à fruits. L’arbre planté depuis 15 ans n’a cessé de croître et atteint bien maintenant 8m de haut et 6m de large jusqu’à nécessiter tous les deux hivers plus qu’une légère taille. Et dire qu’il est quelquefois vendu en arbuste! Un grand merci à tous celles et ceux jardiniers de cœur qui se sont enquis (et inquiétés) de la longue pause de Temps de jardin: n’en était la cause que le manque de temps ! (une vie professionnelle trépidante, la priorité à l’homme de sa vie…). Le jardin (et toutes les belles découvertes ailleurs dans la nature et les jardins) se font dorénavant à quatre mains. J’ai envie de les partager avec vous tous. Temps de jardin revient !

mercredi 30 septembre 2009

Une mûre non rancunière

Je l’ai combattu sans vergogne…pendant plus de dix ans, cette mûre épineuse.. un rejet sans doute échappé du jardin voisin, par-dessous le mur. Arrachant ses repousses chaque année sans plus y penser..jusqu’à ce que de guerre lasse cette fois au printemps dernier je la laisse faire…Et lui offre même un tuteur, pour voir… Elle a formé ses premières fleurs puis des fruits noirs, scrutés d’un coin de l’œil. Hésitant à les goûter, un peu honteuse, je les ai quand même discrètement ajoutés dans une salade de fruits. Ils sont exquis…Et maintenant elle prend de délicates couleurs d’automne.


samedi 26 septembre 2009

Le jardin d'Annie

C’est un petit jardin haut perché sur les remparts de Parthenay. 2x 3 simples carrés en enfilade ordonnent l’espace depuis la maison. Sur la longueur une pergola appuyée sur le haut mur voisin donne de l’ombrage, bienvenu en été. Les rosiers lianes sont montés à l’assaut et pris des proportions vertigineuses…plus question d’aller les tailler là-haut ! Au plus près de la maison, les carrés en réalité sont des bassins, presque en trompe l’oeil au premier regard. Puis se succèdent avec fantaisie boutures et divisions en pépinière, plantes aromatiques et potagères du moment. Annie les renouvèle sans cesse car elle prépare à la campagne un nouveau (et grand) jardin. Son jardin de ville modeste en dimensions la ravit pourtant et elle aime y accompagner ses hôtes : sa maison est aussi une chambre d’hôtes au jardin (site).



mercredi 23 septembre 2009

Le rendez-vous à Saint Jean de Beauregard

Le rendez-vous sublime de l'automne à Saint Jean de Beauregard (Essonne) a lieu les 25, 26, 27 septembre prochains. Pour la fête des plantes bien sûr. Cette année la famille des asters est à l'honneur. J'apprends à cette occasion que le dahlia, le chardon,la laitue ou le salsifi en font partie. Qui l'eut cru? Et puisqu'on parle légumes, après avoir fureté parmi les stands, gardez-vous du temps et précipitez-vous au Potager : vous aurez immanquablement un coup au coeur: "Abondance" est le mot d'ordre de l'édition d'automne 2009 de la Fête des Plantes. Mais chaque année à cette saison le Potager est au plus beau. Alors pour moi la quintessence de cette manifestation reste quand même ... et je ne m'en lasse jamais, la visite du Potager! Tous les détails sur le site.

mardi 22 septembre 2009

22 septembre : c’est l’automne

Voilà. Je redescends au jardin, carnet de notes en mains. Je ne pouvais pas vous faire faux bond plus longtemps... Mais la vie comme on dit est inattendue : ce qui vous tient avec opiniâtreté (en l’occurrence le jardin) peut subitement devenir accessoire et lointain. Il lui a fallu se débrouiller tout seul pendant trois mois, résister à une sécheresse et à un été indien (qui se prolonge), ne pas s’épuiser malgré les fleurs fanées et les montées en graines, réussir malgré tout ses floraisons. Les insectes et les oiseaux s’en donnent à coeur joie, dévorant les pommes qui par manque de temps n’ont pas été ramassées, plongeant encore plus que d’habitude dans les asters laissés sur pied. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort dit-on aussi. Le jardin « s’en sort » bien : la grosse averse de la semaine dernière a redressé les hydrangéas (étrangement les h.paniculata plus que d’autres ont souffert du manque d’eau cette année) ; la branche basse marcottée de la viorne mariesii a pris du volume et remplace maintenant le pied-mère mort il y a trois ans ; les jeunes arbres ont grandi quand même allant chercher l’humidité plus en profondeur. Mais un jardin ne survit pas tout seul (quoique certains en pensent…) et il est temps d’y revenir. L’automne sera beau de toute manière au jardin et avec le jardinier !