samedi 4 octobre 2008

Un intrus : le géranium Ann Folkard

Comment ne pas aimer les surprises au jardin ? Le contraire du prévu, du maîtrisé, du cadré. Apprécier ce qu’on n’aurait jamais osé provoquer soi-même, le hasard, la délicieuse surprise d’être bousculé dans ses principes ou ses conventions. Un semis spontané qui crée une touche là ou il faut, quand il faut (mais on n’y avait pas pensé) ; une plante qui file, qui file loin de son pied comme ce géranium (un croisement obtenu par un anglais Oliver Folkard entre deux espèces sauvages : le psilostemon de Turquie et le procurrens du Népal….). Du magenta avec le rouge brique des sédums, c’était risqué !

5 commentaires:

Silène a dit…

J'aime beaucoup l'idée d'être "bousculé dans ses principes et ses conventions"...par le jardin que l'on s'efforce de façonner. J'adore !

Dominique a dit…

Oui à l'image de la vie...Les jardiniers seraient-ils sans le savoir quelque peu philosophes?

berthille a dit…

J'aime bien aussi lorsque la nature travaille pour moi et m'offre des associations surprise et bizarrement, elles ne sont pas toujours autant réussies lorsque j'essaie de les recréer.

Petite question qui n'est pas tout à fait dans le sujet : l'anaphalis que l'on voit derrière, est-ce triplinervis ou margaritacea ... ou un autre ?

Dominique a dit…

Anaphalis triplinervis: le temps pluvieux cet été lui a été très profitable. Et en ce moment ces grandes touches argentées, plus hautes qu'habituellement, contrastent magnifiquement avec les rouges profonds, les ors, les bruns et les violets...

berthille a dit…

Merci Dominique.

Pas de chance pour moi ! Je me suis séparée de triplinervis car je la trouvais trop rase-moquette.