mercredi 29 août 2007

Un sureau doré pour des amis canadiens

Un salut très amical aux bloggers canadiens qui consultent régulièrement Tempsdejardin. J’en suis très honorée. Le «sureau doré» fait là-bas, semble-t-il, l’objet d’incessantes recherches. De quel sureau s’agit-il ? Du Sambucus racemosa, du sambucus canadensis ? Ici prospère le sureau européen, Sambucus nigra et ses nombreux hybrides dont le Sambucus nigra aurea. Et aussi le sureau lacinié, si gracieux pour alléger les lauriers du Portugal, le sureau pourpre pour lequel j’ai craqué d’après photo (à Sissinghurst un sureau pourpre en fond de rosiers Pax et de digitales, crème et abricot…).

Le sureau grandit vite et cet arbuste prend rapidement l’allure d’un petit arbre, ce qui donne de la maturité à un jeune jardin. Chaque année en fin d’hiver il faut les tailler pour conserver l’élégance de leur forme, les dimensions souhaitées …et leur santé. Tous ces sureaux ont une floraison à l’odeur de miel en juin et des baies noires qui, cueillies à maturité, font d’exquises confitures.

Pour tout, tout, tout connaître du sureau, (sa biologie et sa culture mais aussi les recettes de desserts et de sirops, les contes et les superstitions, les jouets et les objets à fabriquer, …dont le « bufadou ») faites-vous prêter un petit livre charmant : « Sous la protection du sureau » de Bernard Bertrand dans la collection Le compagnon végétal.

5 commentaires:

emma a dit…

Quand j'étais petite mon arrière grand-père m'avait interdit de toucher aux baies noires du sureau sauvage qui poussait chez ma grand mère...cela voudrait donc dire qu'il y a des sureaux comestibles et d'autres non? Je ne m'étais du coup, jamais intéressée à cet arbuste qui pour moi était " dangereux"...
Alors superstition des vieilles générations , ou bien variétés des végétaux??

geneline a dit…

Sans être aussi précise qu'emma, pour moi aussi le sureau avait une vague connotation de baies toxiques.....à moins que je confonde avec le lierre!

Dominique a dit…

oui!il existe un sureau toxique: un sureau "herbacé" (tout disparait l'hiver): l'été, on peut le confondre et le prendre pour "un sureau noir nain": il mesure 1m à 1,50 m environ. On en voit sur les bords de route. C'est le sureau yèble, "sambucus ébulus" pour faire savant...On peut éviter de se tromper on observant les grappes de ses baies. Elles restent dressées vers le ciel alors que les précieuses baies de notre bon sureau noir se penchent vers le sol...
Pour Geneline, les baies du lierre sont effectivement toxiques, comme celles de l'if, et d'autres...mais elles ne sont guère appétissantes pour nous (les oiseaux les apprécient, eux). Il faut seulement surveiller les petits enfants curieux de tout. Mais çà c'est une qualité!

Isabelle a dit…

Ravie que tu sois de retour !

Dominique a dit…

Merci à Isabelle pour son signe d'amitié. Moi aussi je suis ravie de reprendre l'écriture et le partage de ce goût commun pour le jardin. Je suis touchée du fait que de nombreux bloggers particulièrement de Belgique, du Canada, des USA (côte ouest, côte est, floride et centre), de France (Ile de france, Nord Pas de Calais, Alsace, Grand Sud...) viennent régulièrement sur Tempsdejardin. Qu'ils soient tous ici remerciés.S'il y a des questions que suscitent des articles, comme celui-ci sur le sureau doré, j'y répondrai avec plaisir.