
Le «jardin médiéval» fut très en vogue il y une dizaine d’années. (Aujourd’hui c’est le jardin au naturel, mis à toutes les sauces). L’enthousiasme avait rapidement gagné les «amoureux des vieilles pierres», comme on dit. Plessis représentés sur les miniatures, végétaux listés dans une ordonnance de Charlemagne miraculeusement conservée (
le Capitulaire de Villis) ou figurant sur l’inventaire de l’abbaye de St-Gall, (sempiternellement cité), ont été fébrilement mis en oeuvre. Mais ces fameux plessis ne durent solidement qu’environ trois ans (à remplacer donc très régulièrement) et nombre de ces plantes, familières ou non, ont rejoint depuis les potagers, dans l'air du temps... «Le jardin médiéval» n’a plus vraiment la cote, certains disparaissent, d’autres s’épurent. Comme celui-ci au chevet de la cathédrale de Cahors, visible seulement…à travers les grilles !