lundi 14 janvier 2008

Ca y est ! Les sarcococcas embaument !

Depuis quelques jours et quel que soit le temps, les sarcococcas embaument l’air de leur parfum indéfinissable… sucré, vanillé ?... Un peu comme l’héliotrope. Certains reprochent aux sarcococcas de pousser lentement, d’autres de drageonner, d’être trop petits…ou trop grands. Celui-ci est le Sarcococca confusa de lointains parents chinois. Je l’ai surveillé du coin de l’œil au pied d’un escalier pendant plusieurs années pour me rendre compte de toutes ses qualités. A l’aise en terrain acide comme en sol calcaire, son feuillage persistant et légèrement luisant n’est jamais triste. Ses ramures sont fournies et un simple éclaircissement si besoin (pas tous les ans) est son seul entretien. Il est frugal et se plait à l’ombre sèche. Qui dit mieux ? Depuis d'autres (dont le très beau s.hookeriana digyna "Purple Stem") ont trouvé leur place en sous-bois ou à l’ombre des murs. Choisissez entre les différentes variétés selon l'emplacement et il vous plaira.

vendredi 11 janvier 2008

Humez, respirez ! le chèvrefeuille d’hiver

S’il n’y en avait qu’un ce serait celui-là. Je sais, beaucoup de jardiniers lui reprochent son allure ordinaire, la banalité de son feuillage. Mais début janvier lorsque les jours commencent à peine à s’allonger, ce chèvrefeuille d’hiver (arbustif et non grimpant, Lonicera fragrantissima ou standishii cultivé depuis longtemps dans les jardins chinois ou encore l’hybride plus petit L. x purpusii,) annonce par son parfum exquis, vaporeux et citronné dès le premier rayon de soleil, la promesse de jours meilleurs. Ne pas se fier aux 2,3 branches modestes d’un plant en conteneur. Il devient en trois, quatre ans un ample et dense arbuste de plus de 2m d’envergure lançant ses rameaux en tous sens. J’ai dû le déplacer trois fois…Dorénavant, calé entre un grand buis et un fusain persistant, je le taille en boule une fois par an, après la floraison, en supprimant au ras ses plus vieilles branches. Et l’été j’épointe seulement les jeunes tiges qui nuiraient à sa silhouette.

jeudi 10 janvier 2008

Une primevère avant l’heure

En réalité c’est une pulmonaire (Pulmonaria rubra) intéressante pour sa floraison précoce. Elle s’étale ici en large touffe, à l’ombre, au pied d’un camellia fleurissant « ton sur ton » mais cette année le camellia …tarde à fleurir. Certes cette pulmonaire est dépourvue des jolies feuilles tachetées d’argent de ses cousines (Pulmonaria saccharata qui fleurit d’abord rose puis vire au bleu) mais elle a bien des qualités. C’est un couvre-sol « rustique » et persistant. La forme simple de ses feuilles et leur vert tendre (rare en cette saison) s’allient bien avec leurs contraires, les feuillages très découpés des epimediums, des luzules...… Autre idée pour l'année prochaine, en s'inspirant du célèbre et sublissime jardin anglais Sissinghurst : entourer cette pulmonaire de bulbes de printemps (tulipes, muscaris, erythroniums, narcisses) en compagnie de l’euphorbe polychrome.

lundi 7 janvier 2008

Les revoilà ! les hellébores

Presque aussi précoce que l’hellébore fétide , l’hellébore argutifolius (ou hellébore de Corse, son milieu d’origine avec la Sardaigne…) présente les mêmes atouts et un comportement semblable : résistance à la sécheresse (et pour cause !), persistance du feuillage, floraison vert amande très longue, semis spontanés (facilement gérables). Les corolles de ses fleurs se remarquent davantage. Elles font patienter le jardinier attendant fébrilement les sublimes hellébores orientales (leurs gros bourgeons sortent juste de terre)…
Toutes les hellébores sont magnifiques au pied des arbustes ou dans un jardin de sous-bois.

samedi 5 janvier 2008

La taille en nuage à portée de mains

Le mauvais temps rend le jardinier paresseux : c’est le moment de rattraper le retard accumulé des albums photos (pour ceux qui en font encore, dont je suis). Mai 2007 : quelle élégance et maestria, cette taille en nuage, en bordure de rue, offerte aux passants…on imagine l’ombre portée jouant sur les murs à différentes heures….Le quartier est très chic, le long du Pacifique, au nord-ouest de la ville de San Francisco. Mais chacun peut se lancer : je connais plusieurs jardiniers qui se désespéraient devant un conifère sans âme. Aucun ne regrette l’aventure. En peu d’années les végétaux ainsi taillés sont devenus le point d’orgue de leur jardin. Commencer par dégager le pied, supprimer les branches qui retombent, conserver les charpentières jusqu’à leur extrémité «au fil de la main», prendre du recul pour l’équilibre et l’esthétique de l’ensemble…et se perfectionner année après année (ou prendre des conseils chez Yves Brenelière, un «pro» passionné).

mercredi 2 janvier 2008

Le cyclamen, de très bonne composition

A toutes ces questions : «quoi mettre au jardin pour fleurir l’hiver» (même au dernier moment, déjà en fleurs…ou à transplanter d’un coin à l’autre du jardin pour égayer immédiatement une scène), quelle plante cadeau offrir qui puisse être facilement « recyclée » au jardin, quoi planter à l’ombre sèche sous les arbres sans avoir à s’en occuper, quelle plante revient inlassablement et prospère d’une année sur l’autre, ….une bonne réponse : le cyclamen. Celui à petites fleurs, blanches, roses ou pourpres qui renait en hiver (cyclamen coum), voire un hybride rouge vif pour participer au décor de Noël. En dépit des intempéries sa réapparition à partir d’un simple tubercule est émouvante, tout comme la délicatesse des marbrures sur les feuilles. Sa fragilité n’est qu’apparente : les fleurs seront insensibles au froid, au givre, à la neige….

mardi 1 janvier 2008

Belle et bonne année 2008 à tous les jardiniers !

Jardiniers «en herbe» ou jardiniers (soi disant!) avertis, jardiniers au cordeau ou jardiniers fol amour, jardiniers ou(et) jardinières, enthousiastes, jamais blasés, émerveillés. De nouvelles expériences, d’heureux moments, de la beauté, en avant tous et toutes !

mardi 25 décembre 2007

samedi 22 décembre 2007

Après le gel, ne pas oublier les plantes en pots

Dès le premier radoucissement et donc un répit des gels nocturnes, il faudra ne pas oublier d’arroser les plantes en pots et les godets restés dehors, au pied de la maison ou sous l’abri du porche. Dans ces conditions, les plantes meurent de soif l’hiver bien plus que du froid. Comme il ne faut pas les arroser en période de gel, on remet à demain et à plus tard….jusqu’à ce qu’il soit trop tard. On ne s’en apercevra qu’au début du printemps en observant des godets désespéremment vides ou des bourgeons fatalement desséchés. Un peu d’eau régulièrement, pas trop non plus, et une poignée d’un léger paillis en surface les aidera à passer l’hiver.

vendredi 21 décembre 2007

Le nandina domestica : pas celui-là, l’autre…

Il en est des plantes comme des couleurs ou des vêtements : il y a des modes et le nandina semble pour l’heure beaucoup retenir l’attention. Duquel s’agit-il ? J’incite à ne pas confondre la sélection horticole «Fire Power», en fait un arbuste plutôt lourd et tapageur, avec l’espèce et d’autres cultivars, élancés et gracieux. Ainsi je recommanderai de choisir les nandinas au feuillage très fin, s’élevant à plus d’1,50m et présentant des couleurs tout en nuances au fil des saisons (en association par exemple avec un rosier chinensis mutabilis). Aucun risque de détruire l’harmonie de la scène par le pouvoir du feu !

mardi 18 décembre 2007

Des sedums « Autumn Joy » presque à croquer!

Une jolie plante au nom trop ingrat : l’hellébore fétide

Admirée la première fois dans son milieu naturel (le sud-ouest de la France), sur les pentes rocailleuses du causse, au pied de grands buis et de quelques chênes, elle dressait ici et là ses hampes fleuries en plein hiver. Je l’ai retrouvée plus tard sur une fête des plantes cultivée par Le Jardin Plume. Deux pieds (dont un Wester Flisk) ont permis en peu d’années de retrouver cette ambiance. L’hellébore fétide se ressème volontiers, (elle « fait le tour » de la maison) et n’est jamais discordante, quelle que soit la situation. A l’expérience cette hellébore se plait en sol acide comme en terrain calcaire, résiste parfaitement à la sécheresse, se révèle généreuse et fidèle.

C’est un bon faire valoir : ainsi par exemple pour ceux qui veulent un massif entièrement persistant l’hiver, gai et sans souci à mi-ombre, elle peut rehausser un banal aucuba panaché, associée à une jolie fougère (dryopteris erythrosora : au printemps ses jeunes frondes prendront des tons cuivrés).A cette saison l'hellébore est aussi l'élégant contrepoint d'un tapis de feuilles rousses et grenat (ici les feuilles tombées d'un érable japonais et d'un fusain très coloré à l'automne, Euonymus alata compacta). Ailleurs encore diverses hellébores au pied d'un néflier du japon permettent d'apprécier la palette inouïe de cette grande famille.

jeudi 13 décembre 2007

La délicatesse du givre au petit matin

Tant pis pour la pelouse qui d’ailleurs n’est pas la priorité de ce jardin loin s’en faut. L’herbe crisse sous les pas et c’est avec délice que l’on furète (la température pourtant ne s’y prête guère), courbée pour admirer toutes ces beautés éphémères. Dans une heure le soleil aura tout effacé. Demain peut- être….

Les derniers boutons du rosier Opalia surpris par le givre.

Topiaire de buis poudré.

Sacrée follette : la sauge sclarée blanche qui, en bouton, s’évertuait à vouloir refleurir est rattrapée par le froid.

Un des geraniums vivaces très vivace qui ne bronche pas malgré les pluies et la chute des températures.

lundi 10 décembre 2007

A contre temps, la viorne d’hiver Bodnantense Dawn

Elle aurait presque un charme trompeur, cette viorne qui embaume vraiment à la ronde depuis un bon mois. Les fleurs petites et modestes sont plus présentes maintenant que les feuilles sont quasi tombées. Elles n’ont rien de très spectaculaires et le port de l’arbuste forme un « fond » plutôt qu’un devant de scène, …mais maintenant ne dirait-on pas le printemps avant l’heure ? Pour certains jardiniers, l’hiver le jardin «c’est fini». J’aime infiniment pour ma part les plantes à parfums d’hiver, et il y en a beaucoup. Près des entrées, le long des passages empruntés chaque jour, au pied d’un escalier,…elles ont toute leur place. Et chaque année en plein hiver on redécouvre à merveille le plaisir de leurs parfums.

mercredi 5 décembre 2007

Avis de tempête

La fin de l’automne est peut-être pour les jardiniers à la fois la période la plus ingrate et la plus prometteuse....On s’astreint au «grand nettoyage» des feuilles qui volent, des branches qui pendent, des derniers fruits blets, entre deux averses ou sous les bourrasques. C’est le moment aussi de transporter compost (maison) et fumier de bovin ou cheval (en granulés) pour les épandre partout, au pied des arbustes et des vivaces (sans oublier la haie, le sol s’y épuise vite) en prévision de la reprise de la végétation au printemps.Tous ces gros sacs, ces allées et venues à pousser la brouette… Cela ne tournerait-il pas aux corvées, ne ferait-il pas douter du jardinage et du jardin ? ….Ce jardin qui avec les premiers gels s’est déshabillé et montre tout «ce qui ne va pas» ! Il suffit pourtant de remarquer les plantes à l’allure fragile qui, stoïques, vont persister et affronter l’hiver (corydalis cheilanthifolia), les hellébores hissant déjà leurs boutons d’un joli vert tendre (hellébores foetidus et argutifolius) ou un arbuste planté il y a moins de trois ans qui décidemment cette année a beaucoup grandi …pour se redonner du cœur à l’ouvrage.

dimanche 2 décembre 2007

Hommage à Gertrude Jekill, Christopher LLoyd, Margery Fish ….et les autres

Grâce à leurs écrits nous avons le bonheur de pouvoir un peu approcher leur expérience et tirer profit de leurs si grandes connaissances. Et quelle modestie ! On lit et relit toujours avec un grand plaisir leurs ouvrages. Ils aident à se décomplexer et à oser sans « se prendre la tête». «J’ai beaucoup appris, et j’apprends toujours, des jardins des autres. Le principal enseignement que j’en ai retiré, c’est qu’il ne faut jamais dire « je sais » tant il y a à apprendre, toujours…La Nature est le plus subtil des chimistes et l’on ne sait jamais ce qu’elle va faire, ni quelle surprise elle a en réserve ». (extrait de Gertrude Jekill. Couleurs et jardins. Editions Herscher).

mardi 27 novembre 2007

Vieux pavés, vive la récup !

Quelques vieux pavés, réapparus à la surface devant un ancien garage ont été réutilisés, complétés par d’autres de récupération pour créer la voie carrossable (sur fond de forme, pose de géotextile, béton maigre, sans joints, pose au sable). L’allée piétonne sera en petits pavés de granit pour s’accorder aux moellons du soubassement, aussi en granit, et à la couleur beige de l’enduit d’origine de la maison (un enduit projeté au balai de genêt ! une technique aujourd’hui disparue).

vendredi 23 novembre 2007

Des roses pour l’automne, preuves à l’appui

En fleurs en ce moment le classique rosier ancien Jacques Cartier et un rosier à l’étrange destin : Souvenir de Ste-Anne’s. Découvert dans un jardin irlandais en 1916, à Ste Anne’s, il ne ressemble en rien à tous ceux de sa famille : c’est une mutation du rosier Bourbon « Souvenir de la Malmaison » (des fleurs rondes et très doubles). Le rosiériste anglais célèbre Graham Thomas l’a introduit en Angleterre et fait multiplier par les pépinières Hillings dans les années 1950. Il fleurit régulièrement par vagues du début de l’été jusqu’aux premiers froids. Pour Isabelle, une inconditionnelle des roses.

mercredi 21 novembre 2007

L’hydrangéa Grayswood : l’apothéose

Derniers feux, comme l’on dit, pour cet hydrangéa merveilleux taquiné par la floraison automnale d’une grande vivace (Eupatorium rugosum Chocolate : nommé sans doute pour son feuillage pourpre en début de saison et miel pour finir…).

dimanche 18 novembre 2007

Le Malus Evereste (suite)

Il a encore beaucoup grandi cette année et ses longues branches ploient jusqu’à hauteur des yeux. Les petits fruits ont viré au rouge pour se préparer à fêter Noël (dans un mois et demi!). Je le taillerai en février lorsque les oiseaux auront mangé les derniers.

jeudi 15 novembre 2007

Faire son jardin : par où commencer ?

Par regarder par les fenêtres…On habite d’abord sa maison avant d’habiter son jardin, en tous cas sous nos climats. Repérer ce qu’on aime regarder dehors et au contraire ce qui déplait, ce qu’on voudrait voir, effacer ou masquer, selon les saisons. L’exercice parait plus « facile » à la campagne qu’en pleine ville…
Traiter les problèmes qui empêchent justement de profiter du dehors : les courants d’air, les vues ingrates ou celles plongeantes des voisins, les flaques et la boue sur les passages les plus empruntés, les limites et les clôtures, les coins brûlants ou glacés.
Se pencher sur le sol et observer la terre, les petites plantes spontanées et les insectes pour comprendre dans quoi « on met les pieds ». (le jardinier mais surtout les futures plantations !).

Ensuite réfléchir à ce qu’on attend de la « vie au jardin ». Sans jamais oublier qu’un jardin, ce n’est pas « le tout, tout de suite », au contraire. Le jardin, on le fait pour après-demain, demain, avant aujourd’hui (Cà c’est cadeau !). Et comme la vie change, le jardin évoluera sans cesse, à plusieurs rythmes, nous aussi.

dimanche 11 novembre 2007

A la rubrique : le Jardinier Paresseux…

Patricia Beucher et Jean Paul Collaert ont commis un livre bien commode en 1987 «Le Beau jardin du paresseux », (réécrit par P.B seule et édité par Ulmer en 2000), bourré d’idées pratiques pour éviter au jardinier débutant (que j’étais somme toute…) de se prendre la tête. A mon tour de donner un conseil : éviter de couper trop vite les tiges des fleurs fanées. Pas parce que c’est «tendance», (çà l’est…le givre présupposé de l’hiver étant censé tout rendre féérique) mais parce que nombreuses sont celles qui nous offrent une deuxième beauté. Ainsi tout début septembre j’admirais encore la grâce des fleurs du Lysimache ephemerum. Et maintenant, ne sont-elles pas jolies ses tiges colorées au diapason de l’automne sur fond des derniers asters mauve ?

samedi 10 novembre 2007

Jeu de (p)ots

Ou comment au pied du figuier je stocke les pots sans encombrer la cabane du jardin. Serviront-ils de refuges à des petites bêtes pour l’hiver ?

vendredi 9 novembre 2007

Les bons conseils d’un libraire

C’est à Tours que Alain Renouf a ouvert sa librairie "Lire au jardin" il y a trois ans, un projet qu’il avait en tête depuis longtemps. Son catalogue est sur internet et, en bon libraire, il n’est jamais avare de conseils personnalisés. C’est un "pro" qui connaît aussi bien les fonds d’ouvrages anciens (il a remonté la remarquable bibliothèque de la SNHF : Société Nationale d’Horticulture de France) que les meilleurs ouvrages récemment sortis. Je l’ai rencontré par chance sur une fête des plantes. Quel que soit le sujet demandé, scientifique, artistique, en botanique, en environnement, littérature…et jardinage, il sait recommander "le bon livre".En ce moment il conseille ainsi 3 nouveaux ouvrages : "Jardiner durablement" de Jean-Michel Groult, un livre "tendance" responsabilisant notre comportement au jardin (éditions Ulmer qui fait paraître aussi deux petits livres très bien faits pour les jardiniers débutants : 'Arbustes et Vivaces mode d’emploi' de Didier Willery), «Artistes de nature» de Marc Pouyet (où comment pratiquer le land art chez soi…) et «Plaidoyer pour l’arbre» de Francis Hallé (un livre passionnant du botaniste qui participe aux extraordinaires expéditions sur la canopée de la forêt tropicale…).Photo: Le libraire Alain Renouf lors d'une fête des Plantes au mois de septembre dernier

mardi 6 novembre 2007

L'automne , encore

Le Cornus alba "Winter Flame ou Winter Beauty" (un simple semis sélectionné, formidable non ?), apprécié l’hiver pour ses tiges multicolores a une autre qualité, rare parmi ses congénères : les subtils dégradés d’or et de rose de son feuillage qui annoncent le début de l’automne et qu’il garde un bon moment.

vendredi 2 novembre 2007

Hydrangea Grayswood (suite…)

Je faisais l’éloge le 2 juillet dernier de l’hydrangéa Grayswood, encore et toujours "mon préféré": il sait se faire remarquer avec élégance (ni trop voyant comme certaines nouveautés, ni trop peu…) de juin à décembre. Il a maintenant pris et pour de longues semaines ses tons de rubis et d’amande, incomparables, qui «tiennent» aussi très bien en bouquets secs.

mercredi 31 octobre 2007

Un saxifrage à contre saison

La plupart des saxifrages sont appréciés pour leurs feuillages et leurs fleurs au printemps. Mais qu’elle est émouvante en octobre la floraison blanche du Saxifrage cortusifolia fortunei Rubrifolia. Colette Sainte-Beuve (pépinière Plantbessin : c’est grâce à elle qu’il y a vingt ans je me suis «mise» à la culture des vivaces qu’elle connait sur le bout des doigts…) la décrit très justement comme une galaxie de fleurs blanches. Celle-ci s’élève rapidement au-dessus d’un feuillage charnu et lustré, au revers d’un beau rouge. Une merveille asiatique (Japon, Corée, Chine…) à admirer de près. Elle se plaît à mi-ombre, le sol maintenu frais par…un bon paillis pardi !

mardi 30 octobre 2007

Le « Cestrum elegans » ? Bizarre, bizarre

J’ai eu envie de tester dans le patio très abrité côté sud de la maison, à l’abri de murs, d’arbres et d’arbustes bien implantés et aussi fragiles que lui, un Cestrum elegans, originaire du Mexique. Je l’ai choisi pour le velouté de son feuillage persistant et l’étrangeté de sa floraison l’été à l’extrémité de tiges arquées. Ayant reçu le fameux mérite du RHS il avait retenu mon attention et un pépiniériste de la côte nord de Bretagne m’a confirmé son intérêt. Après un premier hiver un peu difficile (il a perdu toutes ses feuilles...), de nouvelles tiges se sont élancées à plus de 2 mètres et… il a fleuri deux fois ! Au début de l’hiver et pendant tout l’été jusqu’à maintenant. Il parait que «c’est normal» puisque je ne laisse pas ses fruits mûrir. A bon entendeur !

vendredi 26 octobre 2007

Quelques fleurs blanches en variantes

Le boltonia asteroides (un grand cousin des asters, d’Amérique du Nord comme eux) qui taquine les dernières roses de Rush. Le rosier lui sert de tuteur…Justement en parlant rosiers, ne pas faire preuve d’ingratitude en omettant de citer deux rosiers blancs formidables : le rosier arbuste moschata Autumnalis et le rosier Opalia (plus bas) qui fleurissent encore sans relâche et avec profusion …depuis le mois de juillet.

jeudi 25 octobre 2007

Red dragon

Le grand persicaria microcephala « Red dragon » impressionnant toute la saison par son feuillage pourpre (à laisser se faufiler parmi les arbustes qui supporteront ses très longues tiges). Non il ne drageonne pas…et il se plait au soleil comme à l’ombre sèche.