vendredi 31 août 2007

Bravo à la ville de Chartres !

Dans le vieux quartier médiéval en contrebas de la cathédrale, les berges de l’Eure sont fleuries avec recherche et délicatesse…dans l’esprit et dans les détails, sans prétention ni ostentation. Entre ponts et lavoirs, maisons anciennes joliment restaurées et ruelles tranquilles, la promenade en est encore plus délicieuse. C’est un de mes coups de cœur de l’été. Sans oublier la féérie nocturne avec l’itinéraire de Chartres en lumières 2007 (encore jusqu’au 22 septembre).

mercredi 29 août 2007

Henk Schoen, un sculpteur animalier

Découverte dans les jardins de Valmer (en Touraine près de Vouvray) : la formidable présence des sculptures animalières de Henk Schoen, un artiste originaire d’Afrique du Sud installé en Dordogne depuis quelques années. Ses silhouettes en métal, de grands oiseaux hauts sur pattes, ont été subtilement disposées en surplomb de la terrasse, au cœur du potager et dans la prairie fleurie près du fameux tunnel de courges. Créées avec de simples matériaux de récupération agricoles ou industriels, ces sculptures sont à la fois très élégantes et dotées d’un humour juste retenu.

Un sureau doré pour des amis canadiens

Un salut très amical aux bloggers canadiens qui consultent régulièrement Tempsdejardin. J’en suis très honorée. Le «sureau doré» fait là-bas, semble-t-il, l’objet d’incessantes recherches. De quel sureau s’agit-il ? Du Sambucus racemosa, du sambucus canadensis ? Ici prospère le sureau européen, Sambucus nigra et ses nombreux hybrides dont le Sambucus nigra aurea. Et aussi le sureau lacinié, si gracieux pour alléger les lauriers du Portugal, le sureau pourpre pour lequel j’ai craqué d’après photo (à Sissinghurst un sureau pourpre en fond de rosiers Pax et de digitales, crème et abricot…).

Le sureau grandit vite et cet arbuste prend rapidement l’allure d’un petit arbre, ce qui donne de la maturité à un jeune jardin. Chaque année en fin d’hiver il faut les tailler pour conserver l’élégance de leur forme, les dimensions souhaitées …et leur santé. Tous ces sureaux ont une floraison à l’odeur de miel en juin et des baies noires qui, cueillies à maturité, font d’exquises confitures.

Pour tout, tout, tout connaître du sureau, (sa biologie et sa culture mais aussi les recettes de desserts et de sirops, les contes et les superstitions, les jouets et les objets à fabriquer, …dont le « bufadou ») faites-vous prêter un petit livre charmant : « Sous la protection du sureau » de Bernard Bertrand dans la collection Le compagnon végétal.

mercredi 18 juillet 2007

Pause d'été

A parcourir les pages de ce blog depuis avril, on pourrait penser qu’un jardin est en tout et pour tout une accumulation de plantes, au mieux des associations soigneusement réfléchies ou des combinaisons plus ou moins aléatoires. Que nenni ! D’ailleurs un ami architecte a fait la moue en visionnant quelques pages… : « de la botanique, quoi… » Un jardin c’est du vivant, un paysage, un univers intime, un refuge ou une revendication, c’est selon. Quel qu’il soit, on ne le dira jamais assez, un jardin n’existe pas sans jardinier : « de l’humain, quoi… ». Si je n’étais pas trahie par la technique (du numérique) non encore maîtrisée, j’aurais déjà mis en ligne perspectives, structures, espaces qui font le jardin : « de l’architecture, quoi… ». Mis en ligne pour partager coups de cœur et émotions au fil d’observations ou de découvertes. Des jardins d’amis, des jardins célèbres ou des jardins méconnus. Alors rendez-vous un peu plus tard, c’est promis, on parlera jardins !Villandry: le jardin des aromatiques

mardi 17 juillet 2007

Les virtuoses de Talcy

Que celui ou celle qui n’a pas tourné cent fois avec la plus grande perplexité autour d’un arbre fruitier, d’un rosier, ou de tout autre arbuste jette la première branche : tailler ou ne pas tailler, that’s the question ! Pendant des années, comme beaucoup, je n’osais pas. Ensuite j’ai observé comment des professionnels opéraient : ah! la taille en nuage par Yves Brennelière …, les roses au jardin de démonstration Eve à Morailles, les fruitiers au superbe verger du château de Talcy (un lieu au charme exquis dedans et dehors... à découvrir absolument). Ou comment d’autres n’opéraient pas, attendant les résultats d’une tempête pour (éventuellement) intervenir. Un livre a ôté mes derniers complexes (« La taille raisonnée des arbustes d’ornement ». P.Prieur. éditions Ulmer) . Au premier abord très technique et ardu, en fait clair et pratique : à lire au fur et à mesure, à petites doses si besoin. On comprend les différentes croissances des végétaux, et donc les modes et les effets de la taille. A chacun de décider, en connaissance de cause !

lundi 16 juillet 2007

Cétoines dorés sur rosiers blancs

Ici sur un grand arbuste qui embaume à la ronde les cétoines dorés seront épargnés ..et admirés. Hélas ! lorsqu’ils hachent les pétales de Grand Nord, sans doute pour atteindre le cœur des fleurs, je suis moins magnanime. Ce grand rosier est Rosa moschata autumnalis. Pierre Coffre des Pépinières Prayssacoises (Lot) me l’a fait découvrir comme tant d’autres rosiers anciens. C’est un moschata très florifère et sans souci, à l’abondant feuillage gris vert. (Est-il appelé aussi Umbrella ? ce rosier lui ressemble fort). Il fleurit après toutes les roses de juin, en juillet ; il remontera à l’automne et en climat doux légèrement jusqu’à Noël. Très à l’aise dans un jardin de campagne, dans une haie libre, il s’accorde aussi aux grandes vivaces ou aux arbustes plus sophistiqués à condition de lui préserver son volume : près de 2m en tous sens.

vendredi 13 juillet 2007

A tire d’aile, le rosier Golden Wings

Fidèle parmi les fidèles dans mon jardin, le rosier «Golden Wings» fleurit tôt et tard, pratiquement en continu. Robuste il résiste à tout : sécheresse, inondations répétées, attaque de chenilles (particulièrement virulente cette année au début du printemps). Au début des années 1990, l’arbuste haut et large a été choisi pour rythmer l’axe du jardin solaire au Parc André Citroën (Paris). Voilà un hybride américain (1956) vraiment réussi : il a de la classe et du caractère . Avec ses fleurs très grandes et légères, ses étamines dorées, il est magnifique dans la lumière du soir.

mardi 10 juillet 2007

Erodium, bel inconnu

Une formidable pépiniériste passionnée de vivaces, Dominique Voisin, (Le Jardin de la Roche Saint-Louis, dominique.voisin@wanadoo.fr) m’a fait découvrir les érodiums. Sur ses conseils j’ai installé à l’automne dernier (au soleil et au sec) de petits plants en godets qui me semblaient bien fragiles. Ils se sont installés pendant l’hiver et fleurissent déjà. Les graciles feuillages d’un tendre gris vert diffèrent selon les variétés, leurs fleurs aussi, toutes délicates, d’un violine ou rose veiné de blanc, ou encore d’un blanc crémeux. Les jardiniers qui aiment les géraniums vivaces (j’en suis depuis longtemps !) vont les apprécier.

lundi 9 juillet 2007

Diviser pour prospérer

Le jardinage consiste souvent à faire et défaire. Entre des périodes fébriles de plantations, la raison pousse le jardinier à ôter et déplacer, pour de multiples raisons, « ce qui ne va pas ». L’adorable petite étoile cousine des asters (mais fleurissant beaucoup plus tôt :« Kalimeris incisa alba ») plantée à l’origine pour occuper l’espace entre deux rosiers s’étiolait : les rosiers avaient pris du volume et le kalimeris relégué sous leur ombrage ne fleurissait plus guère. Enlevée, divisée, replacée en plein soleil, sa réaction a été immédiate, au-delà des espérances : un nuage d’étoiles sur un joli coussin rond. J’ai à nouveau compris pourquoi elle est considérée si gracieuse. Aussitôt défleurie je vais la rabattre et elle refleurira.

samedi 7 juillet 2007

Rougir de plaisir

L’eau abondante réussit à l’hydrangéa macrophylla « Merveille Sanguine », beau par son feuillage qui rougit lui aussi à partir d’août. L’arbuste mettra quelques années à prendre du volume et de toute manière reste sagement à sa place. A l’ombre il réveille pendant l’été une palette de verts. Le fuchsia (« magellanica gracilis versicolor ») se penche sur lui aujourd’hui et prendra le relais lorsque l’hortensia sera fané.

jeudi 5 juillet 2007

Fleurs de bambou : le nandina domestica

Le "nandina domestica" ou bambou sacré (il est planté, dit-on, à l’entrée des temples bouddhistes), se fait remarquer à plusieurs moments dans l’année. Bien persistant au soleil et à l’abri (ici en pied de mur au sud) dans un sol fertile, son feuillage vert foncé prend des tons changeants brun et pourpre deux fois dans l’année, au printemps et à l’automne. Pour l’heure, il forme ses grandes grappes blanches ; puis les fleurs seront suivies de baies rouge vif. Cet arbuste occupe un beau volume, compact de près de deux mètres en tous sens. Dorénavant je coupe au ras du sol chaque année quelques rameaux les plus âgés. Un second pied, délaissé dans son conteneur pendant plusieurs années et qui a su résister malgré mon mauvais traitement, forcit à son tour auprès d’un vieux buis pyramidal.

mercredi 4 juillet 2007

Charles Austin et Leander, où êtes-vous ?

Quel amateur de roses ne connait les roses anglaises du prolixe David Austin? Au début j’ai été sceptique, après quelques essais mitigés. Depuis parmi d’autres, « Charles Austin », « Leander »(son descendant, plus ample), rose abricoté et chamoisé, admirés dans plusieurs jardins m’ont conquise. Leander fait aussi de superbes bouquets. Il faut, parait-il, tailler l’un et l’autre sévèrement après la première floraison et les nourrir pour les voir à nouveau fleuris en septembre ou octobre. Mais étrangement ils ne figurent pas aujourd’hui sur le site de leur créateur outre-manche. Comprenne qui pourra !

L'arbre aux faisans

Surprise ! Trouvées les premières fleurs de l’arbre aux faisans («Leycesteria formosa»). Cet arbuste fleurira sans interruption au moins jusqu’en octobre …Pour les faisans je ne sais pas, moi j’adore grappiller à l’automne en passant les baies bien mûres au fort goût de caramel. Pour lui maintenir une forme équilibrée, il est conseillé de supprimer au ras du sol un tiers de ses rameaux chaque année. Pas plus. L’hiver ses tiges vert émeraude sont superbes.

mardi 3 juillet 2007

A l’unanimité !

Ce rosier grimpant immense recouvrant entièrement un large passage en arceau a fait débat l’autre jour entre amoureux des roses. Son exquise odeur de pomme et sa forte tonalité corail cuivré ont convaincu les sceptiques : «Paul Transon» (que pour ma part je ne connaissais pas) a séduit tout le monde. Son feuillage est sombre, abondant et très sain. Pour sa part Guy André (des Roses André Eve) sans doute ému, écrit simplement au catalogue : «C’est beau».

lundi 2 juillet 2007

Dans la famille hydrangéas, je choisis Grayswood !

Sur les conseils avisés de la famille Dussine, spécialistes des hydrangéas, du père Maurice aux fils, Paul et sa pépinière en Ille et Vilaine, Alain dans son livre (« Le Monde des Hortensias » aux éditions du Rouergue…) j’ai entrepris la plantation d’hydrangéas en mélange d’arbustes et de vivaces, près des lieux où il fait bon se reposer l’été. Paul Dussine m’aide à choisir et chaque année je fais grâce à lui de nouvelles découvertes. Mon préféré est toujours un des premiers plantés il y a dix ans : « Grayswood ». D’origine inconnue, ce qui ajoute à son mystère, son nom est celui d’un jardin anglais. « Grayswood » va faire des gammes et se colorer jusqu’à l’hiver, du blanc au rouge pourpré. Son feuillage sera beau à l’automne mais le plus extraordinaire reste ses inflorescences séchées d’un rouge rubis et vert amande. Il aime le soleil et peut prendre du volume, plus d’1,70m de haut et de large cette année avec la pluie !

samedi 30 juin 2007

Pluie de Cristal sur l’érable palmatum

Une merveille que l’érable palmatum, en toutes circonstances même sous la pluie! L’espèce type s’avère résistante et sans souci, contrairement à ses cultivars de cousins. Je suis souvent navrée de constater l’enthousiasme de ceux qui entreprennent, en méconnaissance de cause, "une collection" d’érables japonais . Une collection qui risque de s’avérer coûteuse à tous points de vue. Hélas, ces somptueux érables asiatiques peuvent être rapidement détruits par un champignon, le "Verticillium": ils y sont très sensibles et le mal est sans remède. On constate un jour le desséchement d’une branche entière, on sectionne, on espère qu’il est sauvé, il n’en est rien. Alors j’exprime toute ma gratitude à celui-ci qui dans un sol frais, à mi-ombre et protégé des courants d’air ne cesse depuis dix ans de prendre de la vigueur. Je taille maintenant une fois par an ses brindilles mortes, les branches qui se croisent et celles mal placées qui nuisent à sa silhouette. C’est tout. Et je l’admire toute l’année.

jeudi 28 juin 2007

En Juin, éclosent les hémérocalles

Encore des fidèles parmi les fidèles ces hémérocalles ou "lys d’un jour". Même si la première année après la plantation elles déçoivent, jusqu’à ne pas fleurir du tout. Patience…On les oublie et puis l’année suivante, surprise ! Ensuite elles s’étoffent et ont beaucoup d’allure. Parait-il, plus de 1000 variétés nouvelles sont créées chaque année, de quoi donner le tournis! Alors il vaut mieux se faire conseiller. "Strutter’s Ball " m’avait été recommandée par Bourdillon, un des spécialistes français lors d’une exposition-vente. N’avait-il pas raison ?

mercredi 27 juin 2007

Duo d’un jour

Entre une hémérocalle (ou 'lys d'un jour') et une bouture de sedum de l’année dernière (sedum "Autumn Joy"). Une bouture inratable et souvent involontaire : les tiges cassent comme du verre. Alors d’un geste, enfoncer en terre une portion de tige. C’est tout. Inutile d’arroser, il aime le sec.

dimanche 24 juin 2007

samedi 23 juin 2007

Coquelicots, digitale et sauge, des vagabondes

Arrivées par le vent, les oiseaux ou semées à la volée, leurs graines ont fleuri dans ces jardins éphémères. Chez moi la bourrache n’est apparue qu’une seule saison. C’est une molène qui s’est réinvitée cette année, au même endroit que la première fois. Je ne l’avais pas revu depuis cinq ans… Sa hampe se hisse ce printemps et annonce sa floraison prochaine. Tout comme cette sublime sauge sclarée blanche, une autre bisannuelle, cadeau cette fois d’une jardinière enthousiaste.

jeudi 21 juin 2007

Oui chef ! rosier Pierre Gagnaire

Les chefs ne sont pas bons seulement en cuisine. Pour faire honneur à leur talent, plusieurs ont été dotés par un producteur bien connu (auteur aussi d’un rosier blanc dont je suis une inconditionnelle : Grand Nord) d’un rosier portant leur nom. J’ai eu envie de tester le rosier Pierre Gagnaire, vu sur catalogue. Il s’avère d’une vigueur incroyable, des pousses élancées de plus de 2 mètres en une saison. Heureusement il avait pour objectif de conforter une haie ! Il remplira sans doute plus rapidement que prévu son office. Ses grappes de fleurs simples, de boutons rose pêche s’ouvrent en blanc crème. Le rosier «Sally Holmes» fleurit dans la même gamme un peu plus loin dans la haie.

mercredi 20 juin 2007

Que d’eau ! que d’eau !

Encore 20mm de pluie hier au pluviomètre. Ah! arbres, arbustes, fougères (Dryopteris erythrosora) et les autres… jubilent. La sécheresse de juin (mois particulièrement sensible) ne sera pas à craindre ici cette année. On peut planter ou transplanter les vivaces sans qu’elles en souffrent, au moins dans une terre préparée. Pourtant cette pluie pourrait faire penser que le jardinier devient paresseux. On le voit se précipiter à la première éclaircie mais vite renoncer sans oser affronter la prochaine (grosse) averse. Dira-t-il bientôt comme le lapin d’Alice : « je suis en retard, je suis en retard » ?

mardi 19 juin 2007

Mystérieux cadeau

Ce rosier est arrivé avec une commande par correspondance, sans étiquetage et dans le plus grand anonymat. «Rosier cadeau». Après une attente fébrile de sa floraison, observations minutieuses et recherche appliquée, il s’agit sans doute du rosier ancien «Tuscany Superb», dont l’origine serait en Toscane. Ses tiges longues et assez graciles sont à attacher. Il fleurit une fois et assez tardivement mais longtemps, d’un rouge profond et avec un chaud parfum. Il s’accorde à merveille avec des jaunes pâles, (Phlomis ou Thalictrums flavums), en fleurs au même moment.

dimanche 17 juin 2007

Un type caucasien

Pour le jardinier débutant, les géraniums vivaces sont complaisants. Ces costauds accompagnent la base des arbustes sans les étouffer et ne demandent aucun soin. 'En user n’est pas en abuser si l’on ne les plante pas en nombre', remarquent justement les Quibel au Jardin Plume. Un seul pied de celui-ci, «Bressingham Flair» occupe en une saison un bel espace et il est en fleurs, (qu’il a particulièrement grandes) depuis mai! Il le sera, dit-on, jusqu’en juillet voire août ou septembre. Nous verrons bien! Ses fleurs très lumineuses sont toniques, presque «fluo» comme tous ceux de son espèce « armenum » ou « psilostemon ». Quel nom!

vendredi 15 juin 2007

Atout cœurs

Observer les plantes venues spontanément dans un jardin peut être source d’inspiration, (outre qu’elles renseignent sur les caractéristiques de sa terre). C’est la première chose à faire quand le désir prend de jardiner. Ainsi de modestes violettes prospéraient dans un passage à l’ombre. Je les ai remerciées en les associant avec d’autres feuilles en forme de cœur, de dimensions et de tonalités différentes : le brunnera argenté « Jack Frost » et des cyclamens. Je ne conserve pas ici les fleurs du brunnera (d’un bleu vif il ressemble beaucoup au myosotis) : elles ne s’accordent pas bien au pourpre de la violette.

mercredi 13 juin 2007

Les laisser vivre…

Se décomplexer, gérer les plantes dites « sauvages » ou mauvaises herbes du jardin sans obsession et plutôt avec circonspection. D’abord elles permettent de comprendre la nature du sol, plutôt acide (oseille…), argileux ou calcaire. Ensuite certaines sont ravissantes (cardamine des prés), bénéfiques (mélisse ou camomille : ces plantes aromatiques aident à combattre les pucerons), appréciées des insectes et des oiseaux…pourquoi s’en priver et les en priver ? Ici une camomille au pied du sureau doré.

lundi 11 juin 2007

Connivences

Dans la lumière rasante du soir la clématite Etoile Violette taquine en ton sur ton les baies de l’amélanchier. La clématite s’est hissée pour la première fois à près de trois mètres de haut, en se faufilant d’abord dans une viorne (Carcephalum) puis, recherchant la lumière, en atteignant l’amélanchier. Accord éphémère, car je ne tarderai pas à cueillir les fruits.
Les merles en raffolent eux aussi, alors je partage ! Ces oiseaux me débarrassent… des escargots.

samedi 9 juin 2007

De véritables perles

On vante très justement ces cornouillers pour l’hiver lorsque les rouges, jaunes, verts, oranges de leurs tiges mettent le jardin en joie. En ce moment après une discrète floraison crème, ils forment déjà leurs fruits. N’est-ce pas aussi magnifique ? « Cornus alba » (à ne pas confondre avec le cornouiller sanguin, « Cornus sanguinea », qui s’est révélé ici une peste asséchant le sol tout autour de lui et multipliant les rejets à un mètre à la ronde. Je l’ai supprimé sans aucun état d’âme, pour une fois), ce cornouiller blanc est simple. Il ourle la berge d’un ruisseau. Une sélection horticole « Winter beauty », l’un des plus beaux, mérite bien son nom : des tiges à la fois jaune, orangé et rouge l’hiver avec auparavant, dès la fin de l’été, un feuillage virant subtilement aux couleurs d’automne.

vendredi 8 juin 2007

Jeunes pousses

J’avais préservé un jeune semis d’if trouvé en désherbant. Pendant trois ans je l’ai observé avec émotion gagner très lentement quelques centimètres. Puis des travaux n’ont pas laissé le choix que de le transplanter ailleurs dans le jardin. Depuis 2001 il a pris de la force et pousse davantage chaque année. Cette saison il atteindra deux mètres !