lundi 12 mai 2008

Le beau moment des hostas

Lorsqu’elles s’épanouissent à peine, encore fraîches et indemnes (hosta fortunei albo picta Francee)…Quelques jours seulement avant que le combat commence, ici perdu d’avance…Rien n’y fait, si ce n’est cantonner un seul spécimen à l’écart des autres plantes, cerné d’un large cordon de cendre ou de sciure (mais qui sera vite troublé par les oiseaux). Ou alors choisir une variété aux feuilles plus épaisses et coriaces, moins attaquées (comme l’hosta sieboldiana Frances Williams, hosta "green Foutain" ou hosta "Sun and Substance"). Si vous êtes en Bretagne demandez conseil à Daniel Caillarec pépiniériste collectionneur à Carhaix (2ç). Ou adressez-vous au spécialiste belge Dirk Scheys qui les aime par-dessus tout et en propose...1120 variétés à son catalogue (www.hostas.be). Pour ma part, enivrer les limaces et les escargots à la bière, je n’ai jamais essayé, les empoisonner avec des granulés j’hésite toujours. On dit le plus grand bien du Ferramol, « écolo ». Je ne dois pas le répandre comme il faut (trop ou trop peu ?). Dommage…de guerre lasse j’abandonne les belles aux gastéropodes, comptant sur l’arrivée de prédateurs. Est-ce pour cela qu’une grive musicienne vient dans le jardin ?

samedi 10 mai 2008

Promenons-nous dans le petit bois

Ou comment se créer à peu de frais et pour des années l’atmosphère d’un sous-bois dans un passage étroit et ombreux. A toute petite échelle, entre des arbustes, j’ai associé quelques vivaces qui sans souci «vivent leur vie» : Galium odoratum (anciennement appelé asperula odorata) aux minuscules feuilles en étoile, sceau de salomon (Polygonatum falcatum variegatum), fougère, petite euphorbe brune pour contraster (Euphorbe dulcis chameleon). Ces plantes apprécient la fraîcheur du printemps mais supportent bien les étés secs et chauds. Le sceau de Salomon, contrairement au muguet me semble facile à cultiver. Cultiver est un bien grand mot étant donné qu’il se débrouille tout seul, lançant çà et là ses tiges sans rien étouffer ni envahir (comme le muguet : pour celui-ci c’est tout l’un ou tout l’autre. Ou il disparait sans se naturaliser ou il galope et s’étale sans vergogne. Difficile dans ce cas de mélanger des feuillages). Les rhizomes traçants du sceau de Salomon s’accommodent du voisinage d’autres vivaces. Il peut aussi former un large massif même au soleil selon les variétés. Les polygonatum sont originaires de Chine ou du Japon (le polygonatum falcatum en vient), d’autres d’Amérique du Nord…ou d’Europe de l’Ouest. Une plante «bon compagnon» pour J.P. Cordier (Guide des Plantes vivaces. Horticolor).

mardi 6 mai 2008

La clematis montana

Groupe 1, groupe 2, groupe 3, …selon l’espèce le mode de taille des clématites varie : entre tout rabattre à 30cms en fin d’hiver…et laisser faire. Ce qui est le cas d’ordinaire pour celle-ci, la clématite montana Elisabeth. Sauf que j’avais eu la mauvaise idée de vouloir la faire grimper dans un grand laurier noble de 6m de haut, régulièrement taillé en fuseau. Dans ces conditions la clématite s’est avérée impossible à «gérer», trop vigoureuse, emmêlée…Traitement de choc ! Je l’ai coupé à ras. Vigoureuse elle est repartie en changeant de cap, taquinant le corylopsis pauciflora non loin de là. Alors je la traite autrement depuis plusieurs années: je rabats les tiges juste après la floraison. Elle a le temps de repartir pendant la belle saison, ne nuit pas à l’arbuste et forme une guirlande sage, accordant le cœur de ses fleurs aux feuilles vert tendre du corylopsis.

dimanche 4 mai 2008

Ah les tulipes ! Cette année prouvent-elles qu’elles sont de belles capricieuses ou de tenaces revanchardes? Est-ce parce que j’ai médit ? Les tulipes sont de sortie. Celles plantées à l’automne 2005 avec plus ou moins de réussite, laissées en terre, quasi disparues et oubliées depuis, …toutes superbes cette année. La météo? La maturité? L’acclimatation après la période (frénétique) de leur production industrielle ? Plantées entre des touffes de vivaces elles sont la bonne surprise de ce printemps. (sur la photo : Carnaval de Nice).

samedi 3 mai 2008

Tulipe perroquet

Comment atténuer une fleur très sophistiquée qui s’avère un tantinet «too much»? En la mêlant à son contraire ! Ainsi pour conserver cette tulipe perroquet vantée sur catalogue mais tellement flashie dans la plate bande, j’ai laissé prospérer autour d’elle une ombellifère très à l’aise dans une prairie ou un jardin «sauvage» (elle vient du Jardin Plume : le Cenolophium denudatum).

mardi 29 avril 2008

Un œil noir te regarde… l’euphorbe characias

Ou plutôt des dizaines d’yeux…C’est d’ailleurs comme cela qu’on distingue cette euphorbe de ses cousines l’euphorbe wulfenii (aussi grande qu’elle, plus d’1 mètre et de mêmes conditions de culture : en plein soleil) ou l’euphorbe martinii (plus compacte, 60cms, aux tiges et aux yeux …rouges, peut-être moins pérenne). Alors, avant de choisir, n’hésitez pas à vous approcher et à les regarder dans les yeux….

samedi 26 avril 2008

Les houppettes étranges du fothergilla major

Certains les aiment, d’autres pas : les « fleurs » du fothergilla major. C’est vrai qu’elles ne ressemblent à rien d’autre et qu’elles détonnent au milieu des grandes classiques du printemps, spirées, viornes et consorts…Pourtant en sous-bois, ou en lisière d’un massif d’arbustes qui fleuriront beaucoup plus tard, ces légères houppettes ivoire délicatement posées sur le feuillage ont vraiment du charme. Elles couvrent entièrement le buisson et ce faisant soulignent sa silhouette. On remarque alors qu’il a grandi….Car de croissance lente il faut aider le fothergilla major en le nourrissant chaque année (un apport de compost et du fumier à l’automne) sans oublier de le pailler avant l’été. Les premières années, il faudra même l’arroser régulièrement par temps sec.

vendredi 25 avril 2008

La tulipe Spring green la bien nommée

A peine la tulipe Purissima s’efface-t-elle que lui succède cette autre, de la famille des tulipes viridiflora (reconnaissable entre toutes avec ces flammes vertes sur les pétales). Encore une fidèle des fidèles depuis le coup de cœur que j’ai eu pour elle il y a dix ans. Depuis j’en ai testé plusieurs de la famille (une promotion ! Toujours se méfier des promotions…) La «rouge» a vite disparu, l’orange semble davantage prometteuse. Je reste une inconditionnelle de Spring Green : elle apporte une « touch of class » dans tout massif qui sans elle serait presque ordinaire. Elle crée un lien entre tous les verts du printemps et sait aussi accompagner, en les baissant d’un ton, les blancs claquants des floraisons du moment

lundi 21 avril 2008

L’amélanchier : à vilain nom, bel arbuste

Cet arbuste d’origine américaine (pour la plupart des espèces) est largement utilisé dans les aménagements publics dits paysagers, sur les rond points et les terre plains le long des voies urbaines. Mais comment apprécier la délicatesse des fleurs et des jeunes pousses tendres ? En le plantant dans son jardin. Aussi parce qu’il est de très bonne composition : laissé libre, il atteindra en peu d’années une dizaine de mètres. Il peut rester étroit et élancé ou progressivement s’élargir et occuper un large volume. On peut aussi le contenir à 2 ou 3 m en rabattant régulièrement à la base les tiges les plus âgées. Peu exigeant sur le sol, sec ou humide à condition d’être drainé, le froid l’indiffère comme la sécheresse estivale. Certes les fleurs ne durent guère, à peine deux semaines mais précoces, elles annoncent la valse des floraisons. L’arbuste n’est jamais malade et ne semble pas attirer les parasites. Les oiseaux si, pour les fruits en juin (dont on fait d’exquises confitures : c’est pourquoi j’en ai planté deux !). Il n’est seulement pas facile de distinguer les espèces : amélanchier laevis, amélanchier lamarckii. Perdues les étiquettes, oubliées les mentions du pépiniériste lors de leur achat. Tant pis ! Pour une fois…

vendredi 18 avril 2008

Etats d'âme

Tard, il est déjà très (trop) tard pour tailler la Spirée x bumalda Golflame (une hybride de Spirea japonica qui pousse dans tout le Japon comme son nom l’indique mais aussi dans l’Himalaya, en Corée et en Chine). Son feuillage est magnifique et je refuse de m’en priver maintenant. Car cette spirée se taille radicalement pendant l’hiver (en gardant seulement les pousses d’un an) et je l’ai oublié (par manque de temps, autres priorités ?...). Pourtant si je n’interviens pas, elle prendra une allure avachie avant l’été et ne formera pas de nouvelles pousses vigoureuses à partir de la souche. Dilemme. Alors optons pour un compromis : avec délicatesse (autant que possible) je vais rabattre au cœur les brindilles, les tiges latérales et celles visiblement ramifiées âgées de deux ans. Ainsi l’arbuste sera tout de même stimulé et l’apparition de nouvelles pousses favorisée...

dimanche 13 avril 2008

Le géranium phaeum

Au risque de me répéter je ferai encore l’éloge des fleurs noires. D’abord de ce petit géranium vivace, une plante de sous-bois, et surtout la variété Samobor dont le feuillage largement marqué de brun reste superbe bien après la défloraison (jusqu’à l’automne). Très précoce le géranium phaeum annonce l’arrivée du printemps. Certains lui reprochent une floraison trop discrète et recommandent de le planter en larges taches. Pour ma part je l’apprécie dans de multiples circonstances : un seul pied ponctue avec grâce l’angle d’un massif. Ailleurs il se ressème sans être envahissant et occupe les espaces libres tout simplement. Il forme ainsi « un fond » permanent en mélange avec des hellébores et des épimédiums. Quant à ses fleurs, de près les pétales translucides prennent des tons irisés. Elles avivent par contraste les verts vifs et les plus tendres. Et lorsqu’elles se glissent comme ici parmi les tulipes blanches….

mercredi 9 avril 2008

Déjà ! Le rosier chinensis mutabilis est en fleurs

Il fait partie de ceux que j’appelle «mes rosiers fous». C’est presque un poisson d’avril, avec déjà quelques fleurs ces derniers jours. Planté au pied sud de la maison, il subit pourtant les rafales des vents d’ouest fréquentes en cette saison et les fraîcheurs nocturnes. Qu’importe. Il n’aura de cesse de fleurir …jusqu’en janvier prochain. Un temps de répit en plein hiver à mettre à profit pour le tailler (avec détermination) en conservant seulement les branches charpentières progressivement rajeunies. En une saison il développe tant de tiges secondaires (et dans tous les sens) qu’il reprend en quelques semaines seulement un port en boule très dense. Je supprimerai d’ailleurs dans l’été les longues pousses défleuries du printemps. De plus vous ai-je dit que ce rosier n’est jamais malade ?

mardi 8 avril 2008

Pourquoi je les aime

L'Epimédium grandiflorum album
Il en existe de très différents, créant à eux seuls des ambiances raffinées ou s’associant parfaitement avec d’autres vivaces (à l’ombre ou mi ombre, en sol sec ou maintenu frais par un paillis, selon les variétés). J’ai remarqué que cette plante ne laisse personne insensible. Elle suscite la curiosité à toutes les saisons.

L’épimédium grandiflorum Rose Queen
Ne pas se laisser décevoir la première année : il leur faut ce temps pour commencer à s’installer. Ensuite les touffes s’étalent sans souci et sans contrainte. Seuls les «miniatures», peut-être plus fragiles (?) semblent parfois à la peine (e.x youngianum). Les épimédiums font de jolies bordures ou un couvre-sol dense à toute épreuve. Persistants ou caducs, la plupart gardent les feuilles de l’année précédente jusqu’aux nouvelles. Je les conserve contrairement à ce qu’il est parfois conseillé : tout raser certes fait ressortir les fleurs mais, à mon avis, sur un tapis brosse….

L’épimédium pauciflorum
Très gracieux, l’Epimédium grandiflorum (caduc) existe en variétés aux tons nuancés (album, Rose queen, Lilafee). Son feuillage vire au brun pourpre en automne. Plusieurs persistants sont aussi distingués : E.pubigerum (des fleurs en minuscules perles blanc crème rosé), E.pauciflorum (rose violine très pâle, un bon couvre-sol), E. warleyense (orange doux et lumineux). Et d’autres encore…Quel choix !

L’épimédium warleyense

samedi 5 avril 2008

Faire son jardin : par où commencer ?(suite)

Par regarder autour de soi : Le paysage… en ville ou à la campagne… que veut-on, se transporter dans un autre univers dès le portillon franchi ou se glisser dans un paysage admiré et délibérément choisi ? Regarder en l’air les arbres et les plantes qui prospèrent et donnent du caractère, ceux qui sont en place… depuis longtemps, même restés à l’abandon, et qui pourront (une fois repris, taillés, régénérés) contribuer à l’ossature du jardin, créer des perspectives, asseoir l’échelle ou donner de la maturité… en attendant. Ceux que l’on va planter (arbres et arbustes) atteindront leur meilleure forme au plus tôt dans cinq ans. Pour certains beaucoup plus, souvent les plus beaux. Regarder aussi le nez au sol les plantules et semis spontanés apportés par le vent ou les oiseaux. Les espèces réparties dans les différents coins du jardin renseignent précisément sur l’humidité ou la sécheresse du sol, sa nature plus ou moins acide (ou non)…et peut être source d’inspiration. "Craquant" sur cette mignonne euphorbe spontanée ... j’ai choisi d’introduire ici les grandes et belles euphorbes.

vendredi 4 avril 2008

Le pommier Evereste découvert et admiré la première fois dans un petit jardin ami à Paris, il y a longtemps. Un des arbres plantés ici dès mon arrivée, beau toute l’année face à une fenêtre de la cuisine. Un pommier très précoce, déjà en fleurs alors que les bourgeons des "pommiers fruits" se voient à peine. Le seul pommier toujours indemne d'attaques de pucerons et parasites. Pourquoi?....

mardi 1 avril 2008

Plus blanc que blanc

La valse des floraisons blanches a bien démarré. Pas si facile qu’on croit d’accorder entre elles ces fleurs blanches. Je l’ai appris en observant que décidemment le blanc éclatant d’une spirée x cinerea Grefsheim à côté du blanc crèmeux d’une viorne carcephalum, « çà n’allait pas ». Penelope Hobhouse une grande jardinière coloriste prodigue ses conseils sur l’utilisation de ces fleurs dont il y a peu « d’un blanc pur : la plupart ont un soupçon de rose, de jaune crème, d’ivoire, de gris doux ou de bleu lavande ». Pour éviter des erreurs, j’observe chacune d’elles de très près et je les accorde maintenant selon leurs détails : la veine rose des pétales ou leur liseré pourpre, le cœur jaune ou les étamines orange vif. La texture des fleurs, luisante ou mate comme du papier, l’ombre portée ou le feuillage de fond jouent aussi. Expérimenter, encore et encore….Une des joies du jardinage, n’est-ce pas ?
Pour se guider trois livres épatants : Pénélope Hobhouse «Les couleurs de votre jardin» (éd.Nathan), Mary Keen «Le jardin et
la Couleur» et Andrew Lawson «La couleur au jardin» (éd. La Maison Rustique).

vendredi 28 mars 2008

Dans la famille des euphorbes characias, un drôle d’oiseau

Cette plante d’origine méditerranéenne, classée parmi les arbustes et les sous-arbrisseaux est à l’aise en mélange avec d’autres espèces appréciant les milieux chauds et secs. L’ambiance «du sud» ne se réduit pas à l’olivier ou au palmier ! Mais qu’est-ce qu’ils ont tous? Est-ce cela s’adapter au réchauffement climatique? Revenons à notre belle euphorbe : j’ai découvert l’euphorbia Black Bird grâce à Didier Chateau (Pépinières de la Grée), un grand professionnel, discret mais très connaisseur et de bons conseils. Plus basse que les grandes euphorbes characias, Black Bird se remarque pourtant toute l’année par son feuillage : en ce moment elle fait écho au pousses naissantes d’un rosier Chinensis mutabilis, exactement des mêmes nuances.

mercredi 26 mars 2008

Pas jolie mais efficace, la bande de glu !

Parce que voir les feuilles des pommiers se recornir et noircir dès le printemps n’a rien de réjouissant, j’ai testé l’année dernière la bande de glu qui, posée autour du tronc à 80 cm, empêche les fourmis (entre autres) de grimper tout là-haut pour aller bichonner les pucerons. Et pour le faire «scientifique» je l’ai appliqué à deux pommiers sur trois. Le résultat a été net : les deux pommiers protégés ont gardé leur feuillage impeccable alors que le troisième….Cette année les trois viennent d’être garnis. C’est facile (suivre le mode d’emploi) et une boîte sert plusieurs années. Au prieuré d’Orsan, le tronc des pommiers de plein vent étant emmailloté de jute, la bande de glu est posée sous les branches charpentières.

mardi 25 mars 2008

La fidèle des fidèles tulipe Purissima

Cette fois je suis décidée : dorénavant je m’en tiendrai aux tulipes botaniques (et très proches) comme cette tulipe Purissima (une tulipe Fosteriana connue aussi sous le nom de «White Emperor»). Une fidèle parmi les fidèles d’une année sur l’autre. Elle est chic en toutes circonstances, en grandes potées sur une volée d’escalier, devant des hellébores claires et foncées, entre des boules de buis ou parmi les massifs d’arbustes et de vivaces : ici au pied d’un rosier Ballerina avec l’origan doré et un sedum qui prendront le relais. Sa blancheur légèrement teintée d’ivoire (avant sa complète floraison) et son feuillage grisé contrastent merveilleusement avec tous les verts tendre. Cette costaude résiste au temps capricieux de mars. Elle ne m’a jamais déçue contrairement à tous ces bulbes, parfois coûteux, qui dégénèrent plus vite que leur ombre….

samedi 22 mars 2008

Après le gel, il sera urgent… d’attendre

Plusieurs plantes font maintenant grise mine et pour les plus fragiles on peut craindre qu’avec les températures qui se sont maintenues très basses pendant plusieurs jours elles aient gelé ! Surtout ne pas intervenir, prendre patience jusqu’à la belle saison, rabattre alors (au niveau du sol) les tiges ou branches mortes mais ….pour les arbustes patienter un an de plus…Car si effectivement les parties aériennes peuvent être perdues, nombre de végétaux sont capables de « repartir du pied ». J’en ai fait l’amère expérience avec un callistemon hélas arraché prématurément : visiblement les racines étaient, elles, bien vivantes !

Ouf! le Cestrum elegans (un arbuste du Mexique en principe persistant....qui avait perdu ses feuilles avec le froid...) est bien reparti !

vendredi 21 mars 2008

Land Art

Un arbre sans doute prêt à basculer dans la rivière vient d’être abattu. Miracle de l’instantané : est-ce la lumière si particulière après l’averse ? Quand la nature se fait art…

mercredi 19 mars 2008

Un narcisse pour les poètes : le narcisse Actaea

La floraison des narcisses s’accélère avec le temps qui se maintient très doux. Le narcisse des poètes Actea, si parfumé est déjà en fleurs. Est-ce par semis? Celui-ci est arrivé là je ne sais comment, mêlé à un Cornus Flaviramea et je l’ai laissé. Par contre la floraison des narcisses Trompette et du narcissus pseudonarcissus jaune paille (la «jonquille») seront très bientôt terminées. Surtout ne pas oublier dès fanaison de sectionner les fleurs avec l’ongle (juste sous le renflement qui ne tarderait pas à porter des graines). Le bulbe ne s’épuisera pas. C’est un peu fastidieux mais le gage d’une bonne naturalisation.

mardi 18 mars 2008

Et un géranium pour les peintres…

Le géranium "Kurt’s Variety" (ou "Spring Fly" selon la langue) appartient à une famille peut-être moins connue des géraniums vivaces, à part quelques grands classiques comme les roses A.T Johnson et "Clarice Druce" : les Géranium x oxonianum (un croisement entre G.endressii et G.versicolor réalisé au jardin botanique d’Oxford dans les années 1960). Tous les G. x.oxonianum sont robustes sans aucune exigence sur leur emplacement. Quasi persistants avec un fort tempérament (même à l’ombre), ils s’étendent en étouffant toute velléité d’adventice : un vrai couvre-sol. Celui-ci "Kurt’s Variety" a des qualités très originales même si sa floraison légère et longue (de minuscules papillons rose et blanc), n’est pas la première. Avec son feuillage vert clair un seul plant forme une touche très tonique pendant l’hiver. A leur apparition les nouvelles feuilles portent ces marbrures magnifiques. "Pour le remette en forme" je le rabattrai en fin d’été après la floraison. Pour tout, tout, tout savoir… les "fanas" des géraniums vivaces se référeront à l’édition française du livre de Coen Jansen, pépiniériste sélectionneur, édité aux éditions Ulmer.

samedi 15 mars 2008

Le délicat Corydalis cheiranthifolia

Une famille épatante, les corydalis, en particulier celui-ci : certes la durée de vie de chaque plant n’est pas très longue….encore que ! Mad Jegard (le Jardin d’Eau) me l’a fait découvrir il y a plusieurs années et il s’est naturalisé avec grâce …et compréhension : il colonise les endroits vides, ceux dans lesquels on n’ose rien planter en attendant le grossissement de plus grandes vivaces ou d’arbustes. Le corydalis cheiranthifolia se glisse ainsi dans des endroits improbables mais le résultat est toujours épatant. Le feuillage qui évoque les plus fines fougères démarre bronze et verdit ensuite. Il préfère la mi-ombre, mais j’ai eu la surprise de le découvrir à la lisière bien ensoleillée l’été d’un massif d’arbustes, près de sédums. C’est tout dire ! Son feuillage gracile casse facilement et il vaut mieux le laisser tranquille. Sa floraison ici précoce est à la fois présente et discrète. La grande classe…

mercredi 12 mars 2008

Sous la pluie

Les crosses de l'euphorbe characias se déroulent et vont bientôt fleurir. L'ampleur de cette euphorbe est étonnante lorsqu'elle se plait : 1,50m en hauteur et autant en largeur... J'avais pourtant récupéré dans une bourse aux plantes un vilain pied délaissé par tous (que dire, un plumeau déplumé!). Advienne que pourra : je l'ai soigneusement planté entre deux Pittosporum tenuifolium (dont un purpureum). En une saison il a rempli l'espace (sans gêner les arbustes) : le bleuté de l'euphorbe avec le pourpre du pittosporum est incomparable. Après la floraison je couperai au ras les tiges défleuries pour laisser la place aux nouvelles qui vont grandir cette année ...et fleuriront l'année prochaine.

samedi 8 mars 2008

La grâce de l’hellébore orientale blanche.

mercredi 5 mars 2008

Vite les temps changent

Alors que des perce-neige sont encore en fleurs (ceux-ci échappés du parc voisin se hissent adorablement hors d’une haie basse de Berbéris), c’est encore l’hiver, le meilleur moment pour admirer les silhouettes et les écorces.

L’élégance d’un marronnier japonais calé sur un fond de «rhodos»...

Des écorces rugueuses ou brillantes, cannelle, argent ou bordeaux: ici le Prunus serrula.

Car les temps changent, s’accélèrent, la lumière se fait plus vive et déjà les premières floraisons, celles des prunus justement….

mardi 4 mars 2008

Jardin, quand tu nous tiens…

Un jardin, c’est un lieu et un jardinier en quête d’équilibre. C’est beaucoup d’énergie, quelquefois de la beauté. En tout cas un formidable terrain d’aventures pour approcher la nature, comprendre les échelles du temps, aiguiser sa curiosité et sa sensibilité, s’émerveiller, tout simplement aimer la vie. Les jardiniers sont des gens heureux!

Pour attendre le printemps, le souvenir d’une visite en avril dernier à l’arboretum «Les Grandes Bruyères», au coeur de la forêt d'Orléans, un des plus beaux jardins qui soient...

lundi 3 mars 2008

vendredi 29 février 2008

Un sujet épineux : je taille les rosiers!

Surtout ne pas se laisser émouvoir par les adorables petites feuilles (qui démarrent tôt, il fait doux) pleines de vitalité. Se concentrer sur les branches et les tiges. Je commence par supprimer toutes les tiges grêles : elles seront trop faibles pour porter des fleurs. (Et bien sûr les parties visiblement mortes, marron et noires). Cela encourage. Puis couper presque au ras (en laissant le petit bourrelet) les branches qui poussent vers le centre du rosier, celles qui se croisent, frottent les unes contre les autres, rasent le sol. L’essentiel est d’aérer la plante (le rosier a besoin d’air, sinon il « prend » les maladies). Je me rassure en observant les points bien rouges (signes de nouveaux départs) qui apparaissent sur les tiges les plus fortes (des tiges au minimum du diamètre d’un crayon). Chose faite, je prends avec détermination le coupe branche pour supprimer au pied une ou deux branches charpentières les plus vieilles (grisâtres, craquelées, visiblement à bout de souffle). Alors prendre du recul, apprécier l’ensemble, ôter la branche qui s’écarte et déséquilibre la silhouette, voire un ou deux petits oublis ou une rectification comme sur la photo : la coupe est un peu loin de « l’œil qui démarre », trop horizontale (elle doit pencher du côté inverse de l’œil). Et puis il faut réaffûter le sécateur : la coupe n’est pas franche. C’est bon. Au suivant !